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2006-06-08 11:05:13 : courir à refaire le monde

il m'arrive souvent entre deux foulées de refaire le monde
je m'imagine en politique génial ayant réponse à tout, tout en restant humble et déterminé, trouvant les mots justes, convertissant les irréductibles, terrassant mes adversaires d'une phrase magique
ou sélectionneur de l'équipe de france expliquant avec simplicité et sans détour le pourquoi du comment, faisant entrer à la dernière minute l'espoir anonyme marquant le but de la victoire en finale contre le brésil
ou coureur hors norme sur le retour, remportant le marathon olympique au sprint sur la piste devant un kényan et un éthiopien, pleurant sur l'hymne national en voyant monter le drapeau tricolore et devant des millions de personnes expliquer avec une immense sagesse pourquoi je cours
puis, sous la douche, ces pensées disparaissent peu à peu
alors je revêt mes habits de tous les jours et je rejoins la fourmilière
avant de fermer la porte, je jette un dernier coup d'oeil dans l'entrée sur mes "zoom élite" qui semblent se reposer
vivement demain...

Les réactions

Par Steph, le 2006-06-08 11:25:51
C'est l'académie Aspire !

Par Oliver, le 2006-06-08 11:26:57

" Chanter, rêver, rire, passer, être seul, être libre, avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre, soit satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles. Bref, dédaignant d'être le lierre parasite, alors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleuil. Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul " Cyrano de Bergerac

Par L'Castor Junior, le 2006-06-08 11:30:34
Notre poète préféré a, une fois de plus, bien parlé, et bien écrit.
J'avoue profiter de mes sorties, notamment matinales (je croise rarement grand monde dans ces pérégrinations en forêt), pour réfléchir. A défaut de refaire le monde, je m'interroge surtout sur ce qu'il est : le soleil chauffe en ce moment (comment, pourquoi, pour combien de temps ?), l'implication des individus dans la société s'étiole, et les gens se replient sur eux-mêmes (pourquoi tant de gens veulent changer de vie, alors qu'il fut un temps, pas si ancien, où certains voulaient changer la vie ?), etc.
Et, comme mielou, je reprends ensuite ma place, dans la vie et la ville de tous les jours...

Par Colimaçon, le 2006-06-08 11:38:17
Apparement vous êtes plusieurs à rêver en courant. Désolé, moi j'essaie de ne pas me faire écraser par les voitures, les motos , les vélos et les ... coureurs trop rapides quand je cours. Donc, aucune rêverie, mais beaucoup d'attention et de tension à mon environnement. Ca irait mieux sans le lecteur MP3?

Par Tomis, le 2006-06-08 11:59:48
C’est vrai,que lorsque l’on trottine gentiment en foret sans avoir à se soucier du chronometre er loin des tumultes de la cité, on est en Deep inside avec son Spirit, plus posé et prompt aux réflexions en tout genre , on peut aussi peut –etre trouver des solutions à nos petits problèmes persos.
Les Reves,aussi ont la particularité de se dissiper des les premiers instants du réveil (retour brutal à la réalité )
Ptite chose amusante à propos des shoes : quand je reviens de mes entrainements je place toujours mes runnings sur le rebord d’une fenetre.Un jour l’une d’entre elles s’est faite « la belle » puis n’est jamais revenue,comme si elle n’avait pas été en reste.Depuis je les sequestrent en les attachant à l’appui de fenetre en attendant leur prochaine libération.
Auraient-elles une conscience ?

Par Marlène, le 2006-06-08 12:27:32
Notre philosophe est très réaliste et très réveur à la fois. Mais ton dernier regard à la fin m'a donné comme un coup de nostagie.
Continue.

Par kenlag, le 2006-06-08 12:45:03
De biens belles paroles mais devrais-je dire de biens beaux écrits .... par contre si je réfléchis à ma vie perso , il est rare que je refasse le monde. J'essaye aussi de profiter simplement du moment présent et de l'environnement.
A vrai dire le plus souvent je pense course à pied .... Mais c'est vrai que notre société porte à réflexion. Ses dérives, la perte de certaines valeurs : travail, respect, honneur etc ... vaste débat !

Par Delphine, le 2006-06-08 14:01:34
Et voilà! merci! Super! Bravo Mielou! Tu as réussi à me faire pleurer! Pov Zoom Elite, laissées là toutes seules!!!!! ;-)

Un peu de sérieux Rainette! Oui Mielou, la course à pied a ce pouvoir, cette faculté de nous faire rêver, de faire travailler notre imagination.
Parfois les rêves deviennent réalité, parfois cela reste des utopies. Mais la vie sans rêves, ne serait pas la vie...

Par totø, le 2006-06-08 16:16:33
sacré échapatoire de courir.
l'esprit se libère

totø

Par guena, le 2006-06-10 17:10:03
Moi c'est tout le contraire.En fait c'est justement parce que la société me mine parfois que j'aime courir parce que quand je cours je pense... a rien !
Je sais que c'est dur a croire. j'ai bien essayer parfois de m'avancer dans mon travail, de refaire des conversations ratées etc.. mais tout s'envole et seule me reste l'impression de LIBERTE !

Par Mautesse, le 2008-01-18 18:22:47
Pour moi on ne refaira le monde qu'en démantelant la "comédie" humaine et ses "miroirs réfléchissants" ce que d'autres ont observé, et que des enseignements et autres médias ont mis en musique sous forme de "pédagogie" ! C'est ce que j'explique chaque semaine sous une nouvelle facette sur "l'écrit témoin" publié en ligne et visible sur mon site http://users.skynet.be/willy.mautesse/

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2006-06-06 15:56:56 : il y a coureur et coureur.... - 0 photo - 8 réactions

comme il y a chasseur et chasseur, docteur et docteur ou tortue et tortue...
avec leurs extrêmes
qui vont de notre cher "forrest" qui, un jour en se levant se met à traverser son pays en long et en large en courant comme il vit, sans contraintes semble t'il, libre dans ses baskets et forcément épris de grands espaces pas encore corrompus par cette maudite civilisation
à notre stéréotype le plus primaire au physique atypique dans son "marcel" immoral dégoulinant de sueurs aux effluves assassines, crachant éructant soufflant de tout ses pores et, le summum, critiquant odieusement organisations, courses, bénévoles, déblatérant sans cesse sur tout autres coureurs différent de lui et se complaisant sans vergogne dans cet univers insipide qu'il s'approprie avec intolérance et mépris total
oui, il y a bien coureur et coureur et dans son miroir le reflet de notre société
entre des sédentaires en running qui courent pour ne pas mourir trop vite aux passionnés ultra fondus qui ne vivent exclusivement que pour cela
il n'y a que quelques foulées que j'espère, un jour, meilleures...

nb: cette réflexion qui n'engage que moi et qui a pour seul but de faire réflechir pourrait heurter la susceptibilité de certains
à ceux qui pensent avoir affaire à un énième donneur de leçons ou au traditionnel monsieur "je sais tout" en seront pour leurs certitudes
il m'arrive assez souvent hélas, de me reconnaitre lors d'une poussée d'intolérance dans ce type bien primaire
alors je baisse la voix
et j'essaye d'apprendre l'humilité...

2006-06-05 11:41:13 : même pas mal ! - 0 photo - 4 réactions

j'aurais pu vous faire une liste (non exhaustive !) des multiples blessures que j'ai douloureusement cotoyé au fil de ce quart de siècle
de la blessure imaginaire que je croyais réelle à la blessure réelle que j'aurais aimé imaginaire, j'ai eu cette réputation de chat noir, de mécanique trop fragile et, bien sûr, à la phrase assassine
"tu vois ce que ça t'amènes la course à pied !"
à chaque fois j'en suis revenu avec plus ou moins de bonheur
de cadet à vétéran j'ai affronté en grimaçant ces tendinites, entorses, fractures, fatigues...(et j'en passe !)
cet éternel retour sur les routes et chemins devient de plus en plus difficile, j'en conviens
une douleur diffuse dans un genou, un mollet, une hanche ou une épaule me rappelle toujours à l'humilité
il faudra bien, un jour, se résoudre à l'inévitable
je m'y prépare sans vraiment y penser (sans doute mon côté sérieux !)
ses multiples renaissances sont autant de remises en question qui me font avancer toujours plus loin...
mais quelque part, n'est ce pas l'effet recherché ?

2006-06-03 20:25:19 : le temps de l'espérance - 0 photo - 7 réactions

14 août 1996
allongé sur le bitume, les bras en croix, je suis mal
ce trou dans le sol, négocié à près de 45km/h sur un vélo flambant neuf, ne m'a pas vraiment fait de cadeaux
ma petite tête d'inconscient, orné d'un joli casque bleu fendu en deux, vient d'heurter sans ménagement cette route campagnarde de bièvres
ironie du sort, je venais d'avaler comme un pro la côte de "l'homme mort" quelques instants auparavant
des visages s'affairent autour de moi
c'est clair, je ne dormirais pas à la maison ce coir
il y en a une qui va être contente...
des mois que je m'entrainais comme une bête, alternant sans sourciller courses à pied et VTT à fond la caisse
c'est pour cela d'ailleurs que l'on m'avait conseillé le "route" moins traumatisant...
ma blessure du genou de 94 n'était plus qu'un mauvais souvenir
mes records du 10km au semi tombaient pratiquement chaque week end
je me rapprochais inévitablement des podiums
pour l'heure, j'essayais de rester lucide
j'avais horriblement mal à une jambe et une de mes épaules particulièrement écorchée semblait attirer le curieux qui me diagnostiquait avec délectation moult fractures
c'était plutôt ma main gauche qui m'inquiétait
elle était restée coincée dans le guidon lors de ce magistral vol plané et je n'aimais pas la tournure de ce poignet avec son pouce un brin retourné
le girophare protecteur des pompiers m'emporta loin de ce tumulte
dans ce camion rouge qui me ballotait vers l'hopital, je pestais contre ces maudits coups du sort
revenir...encore revenir...toujours revenir...
le chemin risquait d'être long cette fois ci
je fermais les yeux
demain serait un autre jour...

2006-06-01 15:59:49 : le temps de l'insouciance - 0 photo - 9 réactions

"tu as l'air d'un gros beauf !!!"
je toise l'individu qui, affalé sur un coin de canapé, débraillé, les yeux dans le rouge, vient de tenir ces propos
c'est vrai qu'affublé dans ce débardeur à maille vert et blanc, d'un short deux fois trop grand et de chaussettes multicolores, je suis loin de représenter l'athlète dans toute sa splendeur...même le numéro de dossard (69) semble jouer en ma défaveur.
d'autant que je ne suis pas si loin de l'état léthargique (hic!) de ce cher camarade
dans ce petit appart marseillais en ce matin glauque, au milieu de cette dizaine de fêtards aux yeux troubles avec qui j'ai passé une nuit de folie peuplée de créatures divines et de breuvages démoniaques, je fais vraiment figure d'extra-terrestre
d'un haussement d'épaules, je laisse couler la vanne et replonge mon croissant beurre dans ce breuvage que l'on appelle "jack"
ostensiblement, je souris d'un air entendu
je suis le seul à relever ce défi car tout les autres se sont allongés comme d'hab'
"tu vas pas être en retard là ?"
effectivement l'heure a tourné plus vite que je croyais
je laisse mes compagnons d'infortune refaire le monde encore une fois et je m'éclipse sous des hourras embués
le départ est dans 15mn et se trouve à 4km
ça sera mon échauffement
les premières foulées sont incertaines mais je suis confiant
à mon dernier test cooper (12') n'ai je pas réalisé 3700m sans presque forcer ?
dans la grande ligne droite du départ, je distingue le peloton prêt à partir
dans quelques instants je serais au milieu d'eux, anonyme
les premières gouttes s'écrasent sur ma figure de gamin arrogant et me font un bien fou
l'orage et ses nuages menaçants gronde...j'adore...
ce soir, au milieu de créatures démoniaques et de breuvages divins je raconterais à l'envie ma course comme si j'avais gagné et qu'importe les conséquences
aujourd'hui j'ai envie de courir plus vite que le temps...

20km du provencal
MARSEILLE 1988

2006-05-29 18:17:09 : chroniques d'un coureur de bord de mer - 3 photos - 5 réactions

il ne s'agit pas de démontrer quel bord de mer est le plus sublime bien que mes footings sur les sentiers côtiers du finistère restent les plus impressionnants n'en déplaise aux "sudistes" (même si marseille cassis via les chemins de rando en partant des calanques de sormiou vaut le détour) ou aux voyageurs au long cours qui ont tous en mémoire un petit coin de paradis parcouru en running ( quoique je n'ai pas croisé tellement de joggeur sur l'ile d'ouvéa...) mais simplement une analyse d'une petite semaine passée aux sables d'olonne entre bleu et gris fonçé
à première vue cette petite station balnéaire de vendée bien touristique n'est pas déplaisante et sa promenade côté ville d'environ 3km est idéale pour une petite sortie de digestion avec la possibilité d'options vent dans le dos ou de face au départ
lunettes de soleil obligatoire et tee shirt coloré de mise pour se fondre encore mieux dans le décor
les personnes croisées ressemblent à s'y méprendre à celles d'île de france équipements hi tech compris
du groupe "sables d'olonnus" à la surfeuse super équipée en passant par le vétéran 5, je retrouve la planète jogging avec le bruit des vagues en plus
je m'essaye du côté sauvage de la ville où sur des sentiers tirés au cordeau je retrouve un paysage plus rustique avec de jolies déferlantes à l'écume blanche s'écrasant avec délices sur des rochers noirs
le lendemain, changement de temps
du bleu vacances on vient de passer au gris qui rigole pas
je le sens dans les premières foulées quand l'équilibre devient instable à chaque bourrasque
mes années finistériennes me permettent de trouver la bonne mesure
la mer est déchainée, le bruit incroyable
j'opte (par courage sûrement !) pour la promenade côté ville
une mousse blanchâtre mélée de sables vient gifler mon visage
le tee shirt manches longues technique vient de rendre l'ame
j'ai comme l'impression qu'il va faire très froid dans mon corps
il y a des footing comme ça
une heure plus tard sous une douche brûlante j'analyse cette sortie périlleuse
mais contre les éléments du temps il n'y a pas grand chose à dire
puis je repense au seul coureur rencontré
son petit geste de la main et mon sourire crispé en retour
je ne suis pas marin ça c'est sur !!!
mais ce jour là, je crois bien que j'en avais la gueule...

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