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2006-09-20 12:29:21 : il y a des jours sans

comme ce matin où, dès les premières foulées de ma séance de fractionnés, je savais que je serais loin de mes chronos escomptés
beaucoup, sans doute, aurait ramasser leurs pinceaux et repousser cette séance à un jour meilleur
j'ai préféré continuer en me remémorant toutes ses courses effectuées et finies, non sans mal, loin des temps espérés
il est facile de se vanter de n'avoir jamais abandonné même sur blessures (quel erreur quand j'y repense !)
loin de rechercher une quelconque qualité dans ce fait, je me suis souvenu de ce petit plus qui m'a permis aussi de faire la différence face à des adversaires intrasèquement plus fort
aujourd'hui c'était 6x1000 en nature
dans ces kilomètres, plus longs et plus durs que d'habitude, j'apprends l'humilité et surtout à relativiser l'évènement
vous me direz, c'est pas grand chose et finalement quel intérêt à se faire du mal ?
exact, puisque je finis la séance généralement très fatigué
juste moralement plus fort...

Les réactions

Par Steph, le 2006-09-20 12:40:01
C'est là que le groupe est important, tout seul c'est plus dur !

Par Jetto, le 2006-09-20 12:50:56
On dirait qu'aujourd'hui tu as plus travaillé ton mental que ton physique. Ce n'est pas si facile à travaillé le mental et pourtant ça compte énormément en sport.
Finir une séance trop fatigué n'est quand même pas forcément normal. C'est peut-être un manque de progressivité, une charge d'entraînement trop forte ou je te le souhaite un passage à vide aussi temporaire qu'inexplicable.

Par serge92, le 2006-09-20 12:55:06
humilité des sports d'endurance....la tête à l'écoute du corps...il faut parfois savoir renoncer pour repartir de plus belle et plus fort! rien n'est figé.

Par L'Castor Junior, le 2006-09-20 13:43:48
"juste moralement plus fort..."
Lorsque j'ai commencé à courir (l'an dernier...), c'est bien le mental qui me permettait d'avancer, mon physique étant absolument inadapté à l'effort.
Aujourd'hui, les deux se soutiennent mutuellement, dans un cercle vertueux que rien n'est venu briser à ce jour.
Je sais qu'il y aura une heure, un jour, où ce cercle se brisera puis s'inversera, sur une épreuve ou sur une période plus longue.
S'entraîner sur les deux tableaux est en tout cas nécessaire à la réussite éventuelle...
A bientôt,
Cédric

Par Montaigne, le 2006-09-20 13:45:33
Ha ! Ces jours sans. Je les sens ... dès les premiers hectomètres, parfois même avant. Sans objectif actuellement, je me contente alors de faire une sortie de durée raisonnable sans forcer et sans plaisir. Et souvent le miracle arrive 2 jours après : les jambes deviennent inhabituellement légères, l'euphorie pointe son nez. La CAP n'est pas une science exacte.

Par Delphine, le 2006-09-20 13:55:25
...mais il y a des jours avec.
Salut Mielou,

Copiteur! Il m'est arrivé la même chose jeudi dernier rappelle toi! ET tu as été parmi ceux qui m'ont requinquée. ALors je te renvoie l'ascenseur...Je te connais peu mais alors la force mental et les bonnes jambes, on les devine à travers tes blogs! Ca va reviendre...euh revenir :o)

Par mielou, le 2006-09-20 15:29:35
eh oui delphine
n'est-ce pas notre destin ?
monter le plus haut possible
et un jour redescendre...
pour steph
il faut parfois être seul dans la douleur pour un jour sortir du groupe...
jetto
bien vu, aujourd'hui c'était le mental
mais une fatigue relative pas celle inquiétante...une nuit plus courte que d'habitude
ah serge
comme on se retrouve d'un post à l'autre
au lieu de renoncement je parlerais d'adaptation...
pour montaigne
moi aussi j'aime ces miracles...

Par tomis, le 2006-09-20 15:51:04
Oui, une fatigue relative te permettras de bien appréhender l'effort requis lors d'une compétition car je pense que tu est tres compétiteur, peut-etre notamment dans l'adversité.
Il y a aussi les fatigues que le corps ne sent plus ,là ou découle l'irascibilité, meme envers ses proches, synonymes de sur-entrainement et de blessures..
Il faut savoir écouter son coeur, son corps..

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)

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2006-09-18 10:56:58 : en quête de reconnaissance - 0 photo - 20 réactions

sans extrapoler sur une société qui, apparemment, oublierait le sens et la signification du mot "bonjour", je me suis juste arrêté aux limites de mon terrain de jeu favori, en l'occurrence le bois de vincennes
si je dois admettre qu'avoir un geste de politesse pour le moindre bipède gambadant croisé pourrait à force paraître suspect voir quelque peu bien lourd, je me suis toujours senti redevable de celui ou celle (beaucoup plus rare !) qui m'adressait ce petit salut amical
parce que, à défaut d'être une blonde à forte personnalité, je n'étais, en fait, qu'un gars de facture basique sans rien de particulier, je me suis donc posé ces questions, oh combien, existentielles
- est ce physique?
- ou bien suis je si insignifiant que personne ne me remarque ?
je décidais de retenter l'expérience non sans être passé une dernière fois par la case miroir histoire de voir si un quelconque aliment de nature indéterminée ce serait subrepticement coincé entre deux dents
sourire avenant de circonstance et petit salut de la main bien rodé, je repartais sur les sentiers parfois méconnus de ce bois peuplé de légendes urbaines en quête de l'ultime reconnaissance
si le premier sourire émanait d'une généreuse dame accoudée au volant d'une rutilante camionnette, je ne comptabilisais pas cette réponse jugée somme toute un peu trop...facile !
mon premier joggeur, un brin surpris par un éclatant bonjour bien sonore, me répondit par une grimace des plus mitigée
je décidais d'être moins provoc dans ma prochaine approche qui se révéla être une jeune fille et qui comme je le redoutais, resta de glace malgré mon sourire de braise
j'eu plus de chance avec ce groupe croisé quelques instants plus tard
3 jeunes gens aux cheveux courts et aux muscles avenants, propres sur eux qui d'une seule voix me renvoyait sur le ton du "garde à vous" mon petit "salut" lancé à la cantonade
m'auraient-il reconnu ?
je prolongeais mes foulées badines le long des grands axes fréquentés mais ne récoltait malheureusement que des soupçons de regards et des miettes de sourires
le mielou show c'était pas pour demain
je regagnais donc mon abri en essayant d'analyser ce mini fiasco mais je ne trouvais pas vraiment la solution
en arrivant, ma fille ( 5 ans) se jeta autour de mon cou en disant qu'elle m'aimait
mes yeux se plissèrent
quel coup saugrenue avait elle encore fait ?
c'est alors que je compris mon erreur
à force de voir de la suspicion partout j'en avais moi même oublié l'essentiel
je la pris dans mes bras et lui chuchota à l'oreille que moi aussi je l'aimais...

2006-09-16 12:08:01 : LEGENDE URBAINE - 0 photo - 19 réactions

protégé derrière ma fenêtre, j'observe le vent mélanger la pluie à la nuit noire
dans la lumière vacillante d'un lampadaire usé, on distingue à peine les ombres pressées
un léger frisson me remonte le long de l'échine
quelques heures auparavant, j'arpentais encore le légendaire bois de vincennes
c'était une fin d'après midi étrange au temps dangereusement changeant
pour décharger un trop plein de stress négatif résultat d'une accumulation de non dits j'avais enfiler à la "va vite" mes bonnes vieilles zoom élite orange et tel un chien affamé, je m'étais élancé sur les traces improbables d'une victime expiatoire
j'avais jeté mon dévolu sur l'image outrageusement stéréotypée du triathlète esthète imperturbable derrière ses énormes lunettes dernier cri, épilé jusqu'au bout des pieds dans sa tenue high tech surprovocante et son sourire vissé d'indifférence comme j'en raffolais
l'oeil aiguisé, je scrutais, en vain, l'horizon plombé avec l'envie folle de hurler ma rancoeur à la face de ce magnifique spécimen forcément utopique
plus je m'enfonçais sous les feuillages plus la nature devenait incertaine
les premières goutes me criblèrent la figure au débouché d'un chemin boueux
j'aperçu alors un groupe chatoyant et volubile se déplacant à bonne allure
des vincennus ?
je me rappelais avoir croisé un de ses guides spirituels au détour d'un bosquet dans un nuage de poussière provoqué par son freinage d'urgence qu'il s'imposa quand je l'interpellais par son célèbre pseudo
après avoir partagé quelques foulées actives en devisant sur la couleur d'une chaussure et autres petits secrets, il avait continué son chemin en quête de faux plats montants. un cent kilomètres l'attendait...
hormis "fred", je ne pense pas avoir cotoyé d'autres membres de cette tribu mystérieuse qui semble avoir établi ces quartiers dans les environs d'un modeste chalet au bord de l'eau à l'appellation gourmande
le groupe disparu dans un éclat de voix aux abords d'un carrefour
sale temps pour un footing !
j'allais faire demi tour résigné et mouillé
c'est là que je le vis...
il arrivait de l'un de ces petits sentiers tortueux serpentant entre les arbres noueux
sa foulée était aérienne, gracile, silencieuse dégageant cet indéfinissable sentiment de puissance controlée
flottant dans un tee shirt immaculé il filait dans un souffle vers un obscur destin
hypnotisé, j'emboitais illico son sillage
enfin l'adversaire...
l'atmosphére devenait électrique
je rentrais dans le jeu et décidais d'entrée de lui mettre la pression avec la technique du "sens tu mon souffle rauque dans ton cou ?"
cependant plus je tentais l'approche plus l'inconnu gardait la distance avec une facilité déconcertante
cela commençait à m'agacer prodigieusement d'autant que je venais de dépasser la vitesse maximale autorisée
j'osais le tout pour le tout dans une accélération dont je pensais avoir le secret
peine perdue
cela frisait le ridicule
d'un geste désespéré, je tentais l'extrème foulée
la racine perfide me cueillit à la réception...imparable
tel une baudruche crevée je m'en allais m'écraser méchamment dans de sympathiques ronces
plus que la douleur physique, un sentiment de honte m'envahit
quelqu'un m'avait il vu chuter ?
mon regard accrocha instantanément le sien
il était là, à quelques mètres de moi...immobile
ses yeux noirs m'observaient semblant attendre une réponse
penaud, je fis instinctivement un petit signe de la main comme pour dire que tout allait bien
un rayon fugitif éclaira son visage
doucement une ébauche de sourire anima son visage taillé à la serpe
ni mépris ni défi dans son attitude...simplement une immense compassion
lentement, il se retourna et reprit sa course avant de s'évaporer dans un éclat de lumière
pétrifié, je me relevais tant bien que mal
un grondement sourd donna le signal de repli
les nuages menaçants déboulaient sur le bois déversant leurs amertumes en flots discontinus
le retour sur maisons alfort s'annonçait délicat
mais cela avait il de l'importance maintenant ?
au chaud, remis de mes émotions, je me remémorais cet instant
personne ne me croirait
l'ordinateur en veille enveloppait la pièce de reflets bleutées
pensif, je reposais mon verre de jack
dans la pénombre j'entendais le souffle apaisé de mes amours
je m'installais devant l'écran embué
la nuit serait longue
il fallait trouver un titre accrocheur
légende urbaine...cela sonnait bien...

2006-09-14 11:24:32 : dans le mille - 0 photo - 22 réactions

la rentrée des stades pousse souvent le coureur en quête de performances à s'étalonner sur 1000m
la FFA avec son classement vitesse au KM donne aussi une base non négligeable
certes, fractionner sur cette distance peut se révéler fastidieux surtout pour les non initiés
sans être fana de la piste, on peut aussi délimiter cette distance sur son parcours d'entrainement par exemple
diverses revues spécialisées proposent souvent ces séries de mille dans leurs plans
soyons un peu égocentrique
pour mon cas perso, classé 3'35" en fin de saison je viens de reprendre l'entrainement en incluant 5x1000 en terrain varié dans une moyenne de 3'32" avec une récup d'environ 300m au petit trot
la semaine prochaine j'irais faire mes 2 tours et demi de piste sur une base de 3'25" à faire 6 fois avec une récup de 3mn
séance effectuée une à deux fois par semaine suivant emploi du temps job
objectif 10km TAULE-MORLAIX fin octobre en moins de 35'
astuce pour les réfractaires au fractionnés
même en nature ont peut toujours laisser libre cours à ses sensations et varier son allure au gré du moment et du terrain sans contraintes chronométriques ni métriques d'ailleurs !
une autre vision de la course à pied qui ne serait pas faite pour me déplaire dans l'avenir !

2006-09-11 10:37:23 : et la blonde tomba du cheval... - 0 photo - 22 réactions

je vivais tranquillement un ménage à trois avec madame france et monsieur le neuf quand on me proposa fortuitement le "tout compris"
exit madame france trop onéreuse à mon gout
direction les plages ensoleillées et l'illimité en toute sérénité
ça dure depuis fin juillet et cela commence à m'agacer
comme quoi les divorces à l'amiable ça n'existe pas
j'en ai profité pour tester mes dernières wave aéro et peaufiner mon retour sur le blog
eh oui...désolé...le monde de mielou revient...
pour l'instant je recherche mon téléphone dans les vagues à peine troublé par un avion vantant un numéro que l'on espère gratuit !
mielou pas énervé par les mystères de nos fournisseurs favoris

2006-08-07 10:59:53 : où tu veux, quand tu veux... - 0 photo - 12 réactions

la reprise du fractionné est toujours un moment particulier pour moi
depuis ma dernière course (ekiden du val de marne fin juin) j'ai enchainé les footings vacances (45mn la sortie)
ce matin, je reprends en douceur sur ma boucle préférée (marquée tout les 100m sur terrain varié et vallonné)
10x300m avec 200m de récup (-d'1mn) dans la foulée entre les séries
les 300m seront effectués en 1'07" de moyenne (près de 16km/h soit une base de 3'40" au mille)
cela ressemble presque à du 60/60
reprise en douceur par un temps agréable
pourvu que ça dure !

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