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2006-12-02 15:40:18 : abandons

marathon d'azay le rideau juin 1999
km 30 - moins de 02h00 de course
je suis dans le groupe de chasse
sur cette petite route de campagne rien ne semble pouvoir m'arrêter...
03h plusieurs minutes et des larmes de souffrance pleins les yeux, je franchis la ligne
l'honneur est sauf, je n'ai pas abandonné
quand je repense à ce jour et à ce choix cornélien
continuer pour ne pas abandonner
abandonner pour mieux continuer
j'avais choisi
une blessure lancinante
des mois perdus entre résignations et espoirs suivant l'avis médical du moment
toujours toucher le fond pour soit disant mieux remonter
c'est sûr
j'avais été ce bon petit soldat
à jouer à marche ou crève
super ! me disait les gens
j'avais été au bout en serrant les dents
je n'avais pas lâcher l'affaire
pour qui, pour quoi ? ce n'était pas là l'importance
plus j'y pense et moins je souris
j'avais éviter les regards de compassions
mais pour combien de temps ?
de dominants à dominés, la frontière est si perverse
je n'ai plus couru de marathon depuis
je n'ai toujours pas abandonné non plus
il me reste encore quelques chemins à explorer
mais une chose est sûre
je ne suis pas immortel
il faudra bien se résigner un jour...

encart spécial
pour ceux qui courent sur les mots

j'ai déjà mon nom
gravé sur la pierre
en lettres capitales

un jour, une nuit
je sais
elle viendra

alors
quand la lumière s'éteint
quand le coeur bat plus vite
il m'arrive de l'imaginer

et je tends les mains
vers le noir
entre la peur
et le désir
de la voir venir...

ça date des année 90 quand j'essayais de mélanger les mots
ça s'appelle "elle" tout simplement


photo
imagineur.blog.lemonde.fr

Les réactions

Par FreddieCatherine, le 2006-12-02 16:05:26
Si difficile de marcher sur cette mince baguette de l'esprit...encore plus d'y courir..tomber n'est pas le problême.Mais tomber du "bon" côté, alors que c'est jamais le "bon" moment...
C'est surement pour cela que les funanbules sont aussi fascinants qu'incompris..
La baguette qui sert en toute fin à ouvrir ou fermer le "rideau"...

Dilemnes "cardiaques"..

Par mielou, le 2006-12-02 16:15:28
c'est comme vouloir jongler avec les mots
dans un monde où tout est pris à la lettre
comme ce clown qui voulait exister
même si demain tombe le masque...
bonjour freddie

Par GGBI, le 2006-12-02 16:24:42
tu as fait 3 mètres de trop si j'en crois ton profil.

Moi non plus, je n'ai jamais abandonné. Il m'est arrivé d'ètre deçus car j'étais en dessous de mon objectif.

Il m'est arrivé aussi de finir un 20 Km en marchant parce que ce jour ci je n'étais pas en forme et que j'avais voulu forcer pour tenir un chrono de toute façon mauvais.

Les echecs nous en apprennent beaucoup plus que les victoires et notament sur le recul que l'on doit avoir sur la course, ainsi que sur l'humilité et savoir se remettre en cause.


Nous ne sommes que des amateurs et le plus important de notre vie n'est pas là.
Pour moi, c'est avant tout ma famille qui compte.

Par FreddieCatherine, le 2006-12-02 16:24:50
...Le nez rouge seul, n'a jamais fait rire,
"a", b, c,et les autres jusqu'à la 26ème,seules, ne peuvent rien "dire"...
Bonjour Miélou

Par mielou, le 2006-12-02 19:54:07
je rejoins ton analyse GGBI
l'important de notre vie n'est pas là...

Par mielou, le 2006-12-02 20:01:09
en imaginant bien
un nez rouge même seul pourrait me faire rire...
juste pour le plaisir de contredire freddie en fait

Par FreddieCatherine, le 2006-12-02 20:31:08
....sourire...

Par parisi, le 2006-12-02 22:42:57
Bonjour Mielou , je t'avoue que j'ai toujours beaucoup de mal à écrire sur tes posts et pourtant , tu écris bien et tu écris vrai mais cela m'imprégne de trop de nostalgie .
A +++ Parisi

Par mielou, le 2006-12-03 10:12:34
bonjour parisi
ne te fais pas ce mal
et surtout, ne te sens jamais obligé de répondre si tu en as pas l'envie
je te remercie de me lire
et rien que cela
pour moi c'est un compliment

Par Delphine, le 2006-12-03 15:29:20
Coucou Mielou,

Ah l'abandon, quand la course est déjà lancée....Par fierté (je parle pour moi), on continue malgré la souffrance et pourtant par sagesse, il faudrait parfois s'y "résigner"...

Merci pour l'encart spécial..et moi je l'appellerait "lui".

Par Le Cri de la Carotte, le 2006-12-03 20:18:41
Qui a dit qu'il n'y avait pas de marathon sur Toulouse?
Mielou, tu peux essayer celui-là http://www.lemarathondesmots.com/
Pour s'abandonner.

Par L'Castor Junior, le 2006-12-04 09:33:33
Elle est bien là, dans les quelques lignes de ton encart. Sensible, au sens où on la sent, derrière nous, avec son haleine soufflant sur notre cou, et en même temps devant, car on essaie toujours de la regarder en face.
C'est très beau.

On abandonne, je pense, la mort dans l'âme. Difficile en effet de terminer une entreprise dont on perçoit bien qu'elle ne nous satisfera pas. L'artisan remettra son ouvrage sur le métier, mais nous, dès les premières foulées, nous nous sommes engagés.
Impossible de faire machine arrière.
J'ai eu à deux ou trois reprises cette envie d'abandonner, par lassitude, douleur ou perspective de ne pas être à la hauteur de mes espérances ou de celles des autres.
Je pense que ça m'arrivera un jour, comme la rencontre avec elle, inévitable.
D'ici là, je cours, je vis les courses jusqu'au bout, et même lorsque des performances m'ont donné l'impression que c'en était fini pour moi, j'essaie de rebondir comme le phénix renaissant de ses cendres.
Pourvu que cela dure...

Par l'AB, le 2006-12-04 12:00:39
Je te savais poète, Miélou, et voilà que l'évidence m'apparaît : tu es artiste ! Car autant j'avais pu apprécier la pertinence de tes illustrations, autant je vois aujourd'hui qu'elles ne sont pas seulement miroir du texte mais aussi écho. Et comme chacun sait, l'écho ne renvoie pas, il rebondit. Tu es admirable, n'as-tu pas là, la matière de ton ouvrage ?

Par mielou, le 2006-12-05 09:48:35
oups
pas l'air évident ton marathon le cri
je vais étudier quand même
et cédric qui lit très bien entre les lignes...
mais je suis trop nostalgique pour m'en sortir
pour l'AB
merci pour les fleurs
un jour...
quand je serais courageux
j'essaierais d'ouvrir cette fenêtre
pour les remettre à temps dans un pot
même si on pourrait croire
qu'il est trop tard

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)



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2006-11-24 14:57:06 : ma philosophie de courir - 1 photo - 21 réactions

aussi loin que je me souvienne, il me semble avoir toujours couru
comme poursuivre des poules lors de ces week end campagnards dans la famille du côté d'essoyes
ou échapper à la vigilance de ces bonnes soeurs du patronage pour m'enfuir à travers vignes
je me rappelle aussi de ce sprint contre des guêpes particulièrement virulentes dont j'avais rendu visite par inadvertance dans un trou avec mon baton curieux
j'avais déjà perdu ce jour là
puis il y avait ma banlieue
et la boule de cuir que je poursuivais inlassablement tout les soirs en criant "ballon ! ballon !" entre deux carcasses de voitures
par contre pour aller à l'école, je courais moins vite
une histoire de standing sans doute
alors, j'ai commencé à réfléchir
comment, par exemple, échapper à ces trois lascars qui trouvait mon blouson très beau ou m'échapper tout court de cette ville qu'on appelait dortoir
les petits hommes verts et leur service militaire s'employèrent à ce que je ne m'endorme pas
j'y appris alors que j'avais un muscle dans la tête et deux cerveaux dans chaque jambe lors de ce fameux test cooper
on commença à me regarder étrangement
pourtant dans cette période inscouciante seul courir la gueuse semblait motiver mon frêle destin
la gendarmerie (mobile je précise !) se chargea de mon éducation sportive
comme aller d'un point A au point B le plus rapidement possible tout en faisant en sorte que les X se trouvant devant détalent plus vite que moi
on commença à me mettre aussi un drôle d'appareil autour du cou avec une aiguille sensé indiquer le nord
avant de me mettre au milieu de la forêt et de me dire de revenir
des poules, j'étais passé aux voleurs
je m'émancipais
vinrent les voyages lointains et les chaudes soirées de nouméa, binouzes et compagnie
puis la réalité au détour d'un virage
la gueule dans un fossé à ramper pour ne plus être une cible
ce jour là j'aurais pu courir plus vite que mon ombre
dans la foulée et l'importance que prenait ma vie, je me suis mis à courir dans le vent
mon existence ressemblait à du no limit
loup la nuit, gazelle le jour
je brûlais mes graisses par tout les pores
puis un matin
en me réveillant dans un lit incertain avec mes chaussures aux pieds, j'ai commencé à comprendre que c'est dans le vide que je courais
c'est là que je me suis mis sérieusement à courir après le temps
mais les dégats étaient irréversibles
blessures sur blessures, je revenais sans cesse pourtant
mais où ?
sur un lit d'hôpital, une personne m'a ouvert les yeux
c'est celle qui m'accompagne aujourd'hui
j'ai même une conscience maintenant, elle m'appelle papa
et j'ai bien peur qu'elle soit irrésistible
de tout mes excès, je ne suis pas encore guéri
mais je me sens plus fort
oui
courir m'a beaucoup aidé
j'ai parcouru des milliers de kilomètres, participé à des centaines d'épreuves
je pourrais vous parler des heures et des heures de course à pied
j'ai choisi un autre chemin
mes références ne sont que pour mémoire
je crois bien en avoir fait le tour
ça fait longtemps que je ne cours plus à perdre haleine
et si je donne cette impression de courir à côté de moi ce n'est pas pour vous faire offense
je n'ai pas le monopole de vos pensées
et pour faire sourire certains
je n'ai plus lu de livres depuis l'age de mes 16 ans et la disparition de mes boutons d'acnées
dans vingt ans
avec le recul nécessaire et une retraite méritée
quand vous achèterez les miens
vous repenserez peut être à ces quelques lignes de vies
lachées un après midi gris
sur ce blog perdu d'un drôle de forum
brides de mots
comme une trace à venir

courir dans sa tête
n'est ce pas courir quand même ?

2006-11-20 14:59:48 : la petite joueuse et le vieux con - 1 photo - 19 réactions

histoire ordinaire
un matin dans ce bois tristement urbain
ou l'on se croise dans l'indifférence

elle volait sur son chemin et ses 20 ans
des musiques pleins la tête
il frôlait la terre
lui rendant plus du double
à la recherche de ce maudit temps d'avant

rencontre improbable
entre celle qui voulait tout croquer
et celui qui voyait tout craquer

de sa foulée irrévérencieuse
elle jouait avec ces regards
qui se posait d'envies sur elle

elle courait vite
elle le savait
et le montrait sans retenue

il avait couru tellement
sous les dernières pluies
que ses yeux n'en brillaient plus
mais cette petite joueuse le faisait bondir

ils se croisèrent un matin d'automne
et se provoquèrent du regard
dans un combat futile
au milieu de ces feuilles jaunies
que des arbres aigris pleuraient de rage

dans le vent violent
ils s'élancèrent
fiers de leurs appartenances
imbus de leurs apparences
avant de disparaitre
comme ils étaient venus

sur mon banc mouillé
spectateur sans doute involontaire
j'ai sûrement rêvé cette histoire
à vous de voir
je n'ose imaginer la fin

toute ressemblance avec des personnages de ce forum ne serait qu'une pure spéculation de votre part et n'engagerait que vos propres pensées

cependant, si je devais donner mon avis
je me trouverais pourtant bien des traits communs

entre l'ombre et la lumière
le soleil ne brille jamais pareil
suivant ou l'on se place

2006-11-17 18:44:16 : beaucoup de bruits pour rien ? - 1 photo - 12 réactions

beaucoup de bruits pour rien ?
semble sous-entendre freddie en soupirant
devant ce lapin mal élevé qui voudrait nous faire croire qu'il sait écouter
une envie de persil dans ses oreilles ?
castor et montaigne ont pris le parti d'en rire et d'en sourire
ils dédramatisent à leurs façons la scène et l'image
trouvant le bont mot pour recadrer la forme
pourtant le fond n'est jamais loin
delphine et floflo s'aventurent timidement dans les arcanes d'un pouvoir ancestral
ou les lobbies puissants ne sont jamais loins
comment ne pas avoir d'avis tranchés alors ?
s'écrient en coeur grosours et le cri en opposants farouches du droit de vie et de mort
GGBI tempère la situation
les stéréotypes nous en sommes friands mine de rien
et ric69 de rejoindre ce raisonnement
ne pas juger sur les apparences
le rusé l'AB tente alors de nous emmener sur un autre chemin
me soupçonnant de vouloir faire plaisir à tout le monde
dans le but de soigner sans doute mon propre mal
mais je ne suis pas médecin
et je lui répondrais
sans être un régent littéraire
homo homini lupus
l'homme est un loup pour l'homme

vos réactions ne représentent sans doute pas la majorité
et ce billet une goutte d'eau dans ce forum
mais il fallait oser répondre comme vous l'avez fait
et j'avoue cela pousse à réfléchir

pour avoir navigué entre banlieue et campagne
ma vision s'est mélangée
deux cultures et des voix forcément familières m'ont donné leur avis sur la question

écouter son environnement n'est pas une chose aisé
l'inconnu fera toujours peur
somme nous bien placés dans nos bulles pour savoir ce qui est juste ou ce qui est mal ?

on a tous nos idées sur la question
pensant détenir les clefs

j'ai connu des chasseurs qui ont transformés progressivement leurs armes en appareil photo
comme le cri, j'ai encore du chemin à parcourir
mais ces chasseurs là m'ouvrent bien des portes...

2006-11-15 21:01:34 : ce matin, un lapin a tué un chasseur - 1 photo - 14 réactions

qui n'a pas eu ce grand moment de solitude au détour d'un chemin
la rencontre forcément pas évidente entre le coureur et le chasseur
beaucoup de posts ont abordés ce sujet très sensible déviant invariablement sur le hors sujet venimeux
tout les stéréotypes les plus primaires sont remontés noyant au passage les quelques tolérants
laissant les extrèmes camper sur leurs positions

le but de ce billet n'est pas de trouver une solution miracle que l'on imagine de toute façon insoluble vus les avis tranchés des uns et des autres

maintenant, il y a les faits
pour m'être retrouvé inopinément en petite tenue d'orienteur dans une sombre forêt face à plusieurs canons belliqueux braqué dans ma direction, on peut avoir une certaine pointe de ressentiment envers ces bonhommes verts aux regards étrangement vitreux
sur le coup, on peut en profiter pour refaire le monde à l'époque ou l'homme était chassé avant d'être chasseur
puis changer les traditions ancestrales et pourquoi pas quelques versets de la bible
ou bien trouver une victime expiatoire
gendarme à moustache et au ventre rebondi, homme politique divers voir membre de sa famille que l'on reniera évidemment
de toute façon, comme le dirait patriiick...on les aimait pas
oui, pleins de solutions comme ça
pour effacer ce sentiment terrible de nudité face à une arme mortelle
on peut aussi faire demi-tour en criant autant pour moi
et s'enfuir en petites foulées bras souples sur les pattes arrières en fredonnant "ce matin un lapin..."
en faisant bien attention de ne pas écraser des fourmis au retour
quel idée aussi d'aller déguiser en chaperon rouge dans les bois un jour de chasse ipod à fond avec les classiques de chantal
et comme on ne trouve toujours pas la réponse à cette question existentielle
-mieux vaut il être un coureur chasseur ou un coureur chassé ?
alors, il ne nous reste plus qu'à cohabiter
cohabiter comme on le fait d'ailleurs tout les jours
dans notre vie, dans notre travail, dans notre société
en se disant que finalement avant c'était forcément mieux que maintenant
et le soir, à l'abri derrière nos murs et nos certitudes, nous n'oublierons pas de fermer les fenêtres
car qui sait ce que nous réserve dehors, l'avenir

NB :d'un débat que certains analysent comme une futilité désarmante, on a pourtant vu ressortir cette peur intemporelle de l'inconnu

je ne suis pas "un grand penseur" comme s'évertuent à insinuer certaines personnes sur ce ton ironique voir pathétique de ceux qui ne savent plus quoi répondre
mon esprit est libre
et ma porte reste ouverte
je ne juge pas sur les apparences
je ne juge pas d'ailleurs...
tes préférences ne sont pas les miennes ?
et alors ?
donne moi une seule raison pour t'ignorer

PS: si c'est l'uniforme ou ce qu'il représente qui te gêne, tu n'as qu'à l'enlever
je sais parler nu aussi
et surtout reconnaitre mes erreurs (avec réticence parfois...je l'avoue !)

alors à toi de voir
coureur, chasseur, lapin, fourmi...et même ennemi
je suis prêt à écouter
même si cela me coûte...

2006-11-14 10:01:31 : j'irai courir sur vos tombes - 1 photo - 38 réactions

j'ai la rage ce dimanche matin
l'image du gentil mielleux nostalgique m'obsède
ça tombe bien
j'ai les jambes de feux
plus de 10 coureurs croisés sans un retour de bonjour
mon look coureur classique et mon physique anodin sans aucun doute
une douce envie de crever les bulles à coups d'insolence m'effleure
je dépasse un couple et j'imagine la réaction du type
t'as qu'à croire que tu me suis sans problème
puis voilà l'ami du petit déjeuner qui me dépasse
sûr de son fait
je coupe à travers bois pour arriver avant lui au lac daumesnil
laisse le revenir à hauteur
tu croyais être le plus grand parmi les petits
bienvenue dans mon monde
la vantarde me monte au nez
pas de chance gars
mon seuil c'est ta vitesse en course
j'ai même pas besoin de me retourner pour t'entendre souffler ta FCM
personne aujourd'hui pour me contester la suprématie du tour du lac
quand bien même...
tu fais bien l'effort pour tenter de revenir sur moi
mais je te laisserais pas cette chance
moi aussi je sais prendre un rythme de course
ne me remercie pas de t'avoir écoeuré l'ami
essaye même pas de comprendre
je reprends l'allure croisière au milieu des casqués
pas pour longtemps
du côté de l'hippodrome, je croise le grand frère de mon ami
ça tombe bien
j'avais prévu quelques lignes droites
dans un défoulement jubilatoire, je rejoins les bords de marne
apaisé

pas de morale à cette histoire
tout le monde le sait ou le croit
les indispensables, il y en a pleins les cimetières
mais une chose est sûre
continuez de juger sur les apparences
pour que j'aille encore et encore
courir sur vos tombes


NDLR :
on imagine bien le gentil mielou
essayer à jouer à l'énervé
ressortant son énième discours sur les bonjours et ipods
sourire compatissant quand il essaye de s'expliquer en croyant courir vite

pathétique

et cette fameuse image qui semble dire
au lieu de regarder la brindille dans l'oeil de ton voisin
regarde la poutre qui est dans le tien...

je n'ai pas choisi la facilité en m'habillant de cet uniforme
j'aurai mieux fait de me la jouer facile
en poète mélancolique
épris de solitude
victime expiatoire de sa nostalgie
et vivre sur la vague en attendant des jours meilleurs

je ne vous raconte même pas ce que la réalité me force à voir

derrières vos certitudes se cachent les apparences
derrière les miennes mes erreurs

se remettre en question chaque jour
comme si c'était donné à tout le monde

à chacun son allégeance
vos guerres me nourrissent
et j'en souris
à l'envie

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