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2006-12-14 11:01:34 : courir ou ne pas courir

courir ou ne pas courir...
tel fût, sans doute la première question philosophique que se posa *Grichko (son nom a été modifié) face à ce terrible tigre aux dents de sabre (Smilodon Fatalis pour les intimes)
quelques millénaires plus tard, la question reste posée

je faisais partie de ceux qui critiquait le sédentaire
entre moqueries et perfidies
je me croyais pur

moi aussi je courais pour ne pas mourir

même si on insinuait que j'avais deux cerveaux à la place des jambes et un muscle dans la tête
j'aimais cet image du "cours forrest !"

et je laissais, s'affaler et se vautrer dans le canapé le ventre sur pattes, ses cigarettes au bec et son verre de pinard vissée dans sa main tremblante
à me refaire son monde pleins de sueurs au coeur, presque pris de compassion

puis, je suis tombé sur ce livre
-courir pour les nuls
écrit par florence Griffith Joyner...

oui,
nous avons tous les meilleurs raisons du monde pour courir

celles de relativiser aussi...


Les réactions

Par L'Castor Junior, le 2006-12-14 11:15:57
Go Gorak, Go !
Cours Forrest ? C'est marrant, c'est ce que je crois entendre parfois à la fin de mes 24 heures. Ou est-ce un rêve ?
D'ailleurs, j'ai parfois l'impression d'avoir été sédentaire moi aussi (quoique non fumeur). Est-ce un rêve ? Un cauchemar ?
Toujours est-il qu'aujourd'hui, je cours pour moi (souvent) et pour les autres (parfois), dont je ne dirai jamais qu'ils sont nuls...

Par mielou, le 2006-12-14 11:52:44
c'est vrai que perso, je pense un peu à toi quand j'évoque ce superbe film
cette façon de traverser l'existence en petites foulées sans te faire remarquer...
et pourtant
je suis sûr qu'on pourrait écrire des choses sur toi

Par JONK, le 2006-12-14 12:13:17
Et dans la même collection, y a pas :
Le dopage pour les nuls ?

Quant à la première image, c'est à peu près moi quand j'ai repris la cap après 10 ans d'arrêt !

Par mielou, le 2006-12-14 12:45:52
rire
eh non JONK !
je crois que florence a, hélas, écrit qu'un seul livre...

ça s'appelle avoir les crocs, une reprise comme ça !

Par FreddieCatherine, le 2006-12-14 12:55:01
...oui, nous avons tous les pires raisons du monde pour courir


...oui, nous avons tous les meilleures déraisons du monde pour courir
...oui, nous avons tous les meilleurs raisons du monde pour ne pas courir


...oui, nous avons tous les pires raisons du monde pour ne pas "mourir"


...oui, nous avons tous quelques raisons dans le monde de beaucoup rire

...oui, j'ai toujours quelques raisons de vous contredire

...oui, sourire...

Par FreddieCatherine, le 2006-12-14 12:56:01
...relativiser???


..en plus!!!!???

Par mielou, le 2006-12-14 13:02:47
Relativiser, il paraît que cela fait partie d'un processus qui s'appelle vieillir.[Philippe Labro]

dans l'absolu freddie...dans l'absolu...

Par Felix, le 2006-12-14 14:25:21
relativisons, nous restons des privilégiés...

Par mielou, le 2006-12-14 14:38:22
oui felix
nous avons même un avantage certain !
mais restons modeste...
on pourrait nous le reprocher !

Par La Pépite, le 2006-12-14 18:14:41
Arrgh!! comme toi Mielou j'ai souvent "la dent dure" contre les "avachis" qui se trouvent mille excuses et savants alibis pour ne pas décoincer de leurs canapés !!
Du coup, je suis, a contrario, pleine d'indulgence et d'admiration devant celui ou celle qui fait l'effort de changer ses habitudes et se lance, à son rythme, dans une nouvelle activité quelqu'elle soit. Et je suis encore plus ravie, lorsque les "sceptiques d'un jour", me prenant parfois pour une extra-terrestre, ont finalement essayé et reviennent,satisfaits d'eux et convaincus du bienfait qu'ils ont su y trouver, chacun à leur mesure.
Peu importe au final, la "raison" pour laquelle on court (en faut-il nécessairement une d'ailleurs??)pourvu que le plaisir et l'envie d'y retourner encore et toujours soient présents.

Par Delphine, le 2006-12-14 20:58:07
Moi j'ai parfois du mal à relativiser...Pas prête de vieillir alors?? :o)

Par Calou, le 2006-12-14 21:48:15
On est tous le sédentaire de quelqu'un, quoiqu'on fasse ...

Par Le Cri de la Carotte, le 2006-12-15 08:08:57
La relativité est essentielle.
C'est le bon vieux Albert qui nous l'a dit.
Ciao Mielou.

Par mielou, le 2006-12-15 12:35:18
pour la pépite
qui cours à l'envi
ça me plait bien aussi !

pour delphine
tu dis ça parce que t'es pas contente en ce moment
allez
souris...t'es pas vieille !

pour calou
sourire
oui
il y a toujours plus fort que nous
mais faisons quand même !

pour le cri
En toute chose, c'est la fin qui est essentiel.
et ça, c'est aristote qui le dit
perso
je sais pas dans quel équipe il joue cet aristote

Par ricard51, le 2006-12-15 13:58:16
Il ne faut pas croire que ceux qui ne pratiquent pas de sport sont suicidaires, j'en connais qui sont très heureux dans leur canapé et qui n'en sortiraient surtout pas pour aller courir. Chacun son truc c'est tout...

Par mielou, le 2006-12-15 19:22:18
moi aussi, j'en connais ricard
c'est vrai
on a tous notre truc
du moment que le respect est mutuel

Par Calou, le 2006-12-15 21:09:43
Ben moi, quand je fais une sortie en forêt le dimanche matin, plus y 'en a qui restent sous leur couette ou vautrés dans le canapé, plus j'suis contente !!
C'est vrai quoi, sinon après, y a plus de places sur les parkings pour se garer ;-)))

Par mielou, le 2006-12-15 23:09:41
ah bon calou ?
tu vas courir en voiture ?

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


JP2 affirme en avoir vu un
un soir, à thiais
sur un parking désert où il s'égara...


peut-on vraiment commenter ?


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2006-12-10 19:17:57 : tout a commencé par une nuit sombre... - 1 photo - 21 réactions

Les forumeurs.

Ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination: la corrida de thiais.
Leur but: en faire leur univers. Mielou Vincent les a vus.
Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de banlieue, alors qu'il cherchait un raccourci qu'il ne trouva jamais.
Cela a commencé par une gare RER abandonnée, et par un homme que le manque de Foi avait rendu trop las pour continuer sa route.
Cela a commencé par l'atterrissage d'une kangoo jaune venu d'une autre galaxie. Maintenant, Mielou Vincent sait que les Forumeurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine, et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé."

Episode 1

Epuisé après une dure journée de bulle, le pseudo poêmien Mielou Vincent, s'égare en essayant de chercher un raccourci. Au bout d'un chemin, en pleine banlieue, il assiste, hébété, à l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie.

Un couple de jeunes mariés en voyage de noces et un écureuil affirment avoir passé la nuit sur les lieux sans avoir rien remarqué de suspect. Mielou Vincent note néanmoins que l'homme présente une anomalie à la "bip" : son "bip" présente une raideur anormale...

Quelques temps plus tard, Mielou revient sur les lieux et assiste à la transformation de l'homme qui semble se consumer en coureur à pied. Mielou Vincent reprend à son compte l'enquête : il se rend dans la ville quasi-dédié aux coureurs et découvre une base située dans un gymnase géant. Sa venue sème la panique chez les favoris qui s'enfuient dans la nuit...
Maintenant, Mielou Vincent sait que les Forumeurs sont là, qu'il on pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

d'après une série bien connue...
pour la musique d'ambiance, essayez ce lien

http://sfstory.free.fr/images/LesEnvahisseurs/Les_envahisseurs.mp3


NDLR
de cette soirée, il me reste des mots simples, des regards amis
comme le dit ce chanteur bien connu

...Ce que j'imagine et ce que je crois
Je te donne toutes mes différences
Tous ces défauts qui sont autant de chances
On sera jamais des "standards", des gens bien comme il faut
Je te donne ce que j'ai, ce que je vaux...

Après
il ne me reste plus qu'à m'enfoncer dans la nuit
rejoindre une conscience fragile
repartir comme j'étais venu
sur la pointe des pieds...

à squirel griska jps sedef et the JP2 ( X pour les intimes...)
alors ?
ce vin chaud ?

2006-12-05 14:41:21 : entre lignes - 1 photo - 10 réactions

même pas froid
même pas mouillé
même pas peur
au milieu du brouhaha, j'attends mon heure

sur cette ligne que l'on appelle départ
on me prendrait pour un fou
s'ils savaient...

j'esquisse ce sourire
qui lui fait dire
mais tu es où ?

au milieu de vous
et pourtant si loin

pas de tactiques
ni de plans précis

je partirais comme ça
à l'aventure
pour le plaisir d'être là

et tant pis si ma course
se conjugue à l'infini

je n'ai que faire
de cette maudite ligne d'arrivée



NB: je sais...
définitivement mielou ?

2006-12-02 15:40:18 : abandons - 1 photo - 14 réactions

marathon d'azay le rideau juin 1999
km 30 - moins de 02h00 de course
je suis dans le groupe de chasse
sur cette petite route de campagne rien ne semble pouvoir m'arrêter...
03h plusieurs minutes et des larmes de souffrance pleins les yeux, je franchis la ligne
l'honneur est sauf, je n'ai pas abandonné
quand je repense à ce jour et à ce choix cornélien
continuer pour ne pas abandonner
abandonner pour mieux continuer
j'avais choisi
une blessure lancinante
des mois perdus entre résignations et espoirs suivant l'avis médical du moment
toujours toucher le fond pour soit disant mieux remonter
c'est sûr
j'avais été ce bon petit soldat
à jouer à marche ou crève
super ! me disait les gens
j'avais été au bout en serrant les dents
je n'avais pas lâcher l'affaire
pour qui, pour quoi ? ce n'était pas là l'importance
plus j'y pense et moins je souris
j'avais éviter les regards de compassions
mais pour combien de temps ?
de dominants à dominés, la frontière est si perverse
je n'ai plus couru de marathon depuis
je n'ai toujours pas abandonné non plus
il me reste encore quelques chemins à explorer
mais une chose est sûre
je ne suis pas immortel
il faudra bien se résigner un jour...

encart spécial
pour ceux qui courent sur les mots

j'ai déjà mon nom
gravé sur la pierre
en lettres capitales

un jour, une nuit
je sais
elle viendra

alors
quand la lumière s'éteint
quand le coeur bat plus vite
il m'arrive de l'imaginer

et je tends les mains
vers le noir
entre la peur
et le désir
de la voir venir...

ça date des année 90 quand j'essayais de mélanger les mots
ça s'appelle "elle" tout simplement


photo
imagineur.blog.lemonde.fr

2006-11-24 14:57:06 : ma philosophie de courir - 1 photo - 21 réactions

aussi loin que je me souvienne, il me semble avoir toujours couru
comme poursuivre des poules lors de ces week end campagnards dans la famille du côté d'essoyes
ou échapper à la vigilance de ces bonnes soeurs du patronage pour m'enfuir à travers vignes
je me rappelle aussi de ce sprint contre des guêpes particulièrement virulentes dont j'avais rendu visite par inadvertance dans un trou avec mon baton curieux
j'avais déjà perdu ce jour là
puis il y avait ma banlieue
et la boule de cuir que je poursuivais inlassablement tout les soirs en criant "ballon ! ballon !" entre deux carcasses de voitures
par contre pour aller à l'école, je courais moins vite
une histoire de standing sans doute
alors, j'ai commencé à réfléchir
comment, par exemple, échapper à ces trois lascars qui trouvait mon blouson très beau ou m'échapper tout court de cette ville qu'on appelait dortoir
les petits hommes verts et leur service militaire s'employèrent à ce que je ne m'endorme pas
j'y appris alors que j'avais un muscle dans la tête et deux cerveaux dans chaque jambe lors de ce fameux test cooper
on commença à me regarder étrangement
pourtant dans cette période inscouciante seul courir la gueuse semblait motiver mon frêle destin
la gendarmerie (mobile je précise !) se chargea de mon éducation sportive
comme aller d'un point A au point B le plus rapidement possible tout en faisant en sorte que les X se trouvant devant détalent plus vite que moi
on commença à me mettre aussi un drôle d'appareil autour du cou avec une aiguille sensé indiquer le nord
avant de me mettre au milieu de la forêt et de me dire de revenir
des poules, j'étais passé aux voleurs
je m'émancipais
vinrent les voyages lointains et les chaudes soirées de nouméa, binouzes et compagnie
puis la réalité au détour d'un virage
la gueule dans un fossé à ramper pour ne plus être une cible
ce jour là j'aurais pu courir plus vite que mon ombre
dans la foulée et l'importance que prenait ma vie, je me suis mis à courir dans le vent
mon existence ressemblait à du no limit
loup la nuit, gazelle le jour
je brûlais mes graisses par tout les pores
puis un matin
en me réveillant dans un lit incertain avec mes chaussures aux pieds, j'ai commencé à comprendre que c'est dans le vide que je courais
c'est là que je me suis mis sérieusement à courir après le temps
mais les dégats étaient irréversibles
blessures sur blessures, je revenais sans cesse pourtant
mais où ?
sur un lit d'hôpital, une personne m'a ouvert les yeux
c'est celle qui m'accompagne aujourd'hui
j'ai même une conscience maintenant, elle m'appelle papa
et j'ai bien peur qu'elle soit irrésistible
de tout mes excès, je ne suis pas encore guéri
mais je me sens plus fort
oui
courir m'a beaucoup aidé
j'ai parcouru des milliers de kilomètres, participé à des centaines d'épreuves
je pourrais vous parler des heures et des heures de course à pied
j'ai choisi un autre chemin
mes références ne sont que pour mémoire
je crois bien en avoir fait le tour
ça fait longtemps que je ne cours plus à perdre haleine
et si je donne cette impression de courir à côté de moi ce n'est pas pour vous faire offense
je n'ai pas le monopole de vos pensées
et pour faire sourire certains
je n'ai plus lu de livres depuis l'age de mes 16 ans et la disparition de mes boutons d'acnées
dans vingt ans
avec le recul nécessaire et une retraite méritée
quand vous achèterez les miens
vous repenserez peut être à ces quelques lignes de vies
lachées un après midi gris
sur ce blog perdu d'un drôle de forum
brides de mots
comme une trace à venir

courir dans sa tête
n'est ce pas courir quand même ?

2006-11-20 14:59:48 : la petite joueuse et le vieux con - 1 photo - 19 réactions

histoire ordinaire
un matin dans ce bois tristement urbain
ou l'on se croise dans l'indifférence

elle volait sur son chemin et ses 20 ans
des musiques pleins la tête
il frôlait la terre
lui rendant plus du double
à la recherche de ce maudit temps d'avant

rencontre improbable
entre celle qui voulait tout croquer
et celui qui voyait tout craquer

de sa foulée irrévérencieuse
elle jouait avec ces regards
qui se posait d'envies sur elle

elle courait vite
elle le savait
et le montrait sans retenue

il avait couru tellement
sous les dernières pluies
que ses yeux n'en brillaient plus
mais cette petite joueuse le faisait bondir

ils se croisèrent un matin d'automne
et se provoquèrent du regard
dans un combat futile
au milieu de ces feuilles jaunies
que des arbres aigris pleuraient de rage

dans le vent violent
ils s'élancèrent
fiers de leurs appartenances
imbus de leurs apparences
avant de disparaitre
comme ils étaient venus

sur mon banc mouillé
spectateur sans doute involontaire
j'ai sûrement rêvé cette histoire
à vous de voir
je n'ose imaginer la fin

toute ressemblance avec des personnages de ce forum ne serait qu'une pure spéculation de votre part et n'engagerait que vos propres pensées

cependant, si je devais donner mon avis
je me trouverais pourtant bien des traits communs

entre l'ombre et la lumière
le soleil ne brille jamais pareil
suivant ou l'on se place

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