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2006-12-18 15:41:22 : Vous ne me croirez jamais...

Vous ne me croirez jamais si je vous le disais, mais je cours comme souffle le vent! (forrest gump)

je ne sais pas vous
mais moi
j'ai une furieuse envie d'aller voir ce qu'il y a au bout...


Les réactions

Par l'AB, le 2006-12-18 15:51:13
Je comprends mieux pourquoi on nous oblige à nous laver les mains, d'ailleurs Pilate n'a pas laissé de descendance, ça prouve qu'il n'était pas une lumière. Je te rassure Miélou, au bout...il n'y a rien. La destination donne les conquérants, le voyage fait les sages.

Par cousin, le 2006-12-18 15:58:57
au bout il y a une autre ligne droite avant un autre massif...
et apres au bout de cette autre ligne droite : le pacifique
là tu as deux solutions :
1) faire demi tour
2) commencer a nager (mais là on change de forum)
moramité : fais demi tour de suite tu gagneras du temps

Par L'Castor Junior, le 2006-12-18 16:03:30
Une furieuse envie de Badwater m'étreint soudain...

Par Le Cri de la Carotte, le 2006-12-18 16:08:41
ça me fait penser à une chanson de JL Aubert.
Qu'est-ce-qu'il y a au bout, tout au bout du rouleau?
Qu'est-ce-qu'il y a tout au bout, tout au bout de la vie?
Il y a ...
Bonne route, Easy "Mielou" Runner

Par FreddieCatherine, le 2006-12-18 16:40:51
L'important, c'est la question posée...pas la réponse.
L'essentiel, c'est le voyage entrepris...pas la destination.

Par FreddieCatherine, le 2006-12-18 17:01:42
...j'allais oublier:

..nous te croyons, nous te croyons!!!

Par Sophquipeut, le 2006-12-18 17:52:03
Salut Mielou !
Je te propose un truc, tu fais l'aller retour pour aller voir ce qu'il y a au bout, moi je prépare les tequila sunrises et je te garde ton transat au chaud. Si tu passes à côté d'un spar, prends des cacahuètes !
A tout à l'heure !


Par Montaigne, le 2006-12-18 18:58:55
Au loin, un simple Motel pour un simple mortel.
Avant, rien
Après, rien.
Au bout du compte, courons vers rien, on y arrivera toujours.

Par ric², le 2006-12-18 19:54:50
Alors en fait j’y suis allé au bout. Sur cette route 163 qui traverse la « terre » Navajo. Là, tu tournes à droite, tu acquîtes un droit d’entrée de quelques $ et tu fais le tour de ce « tribal park » au volant de ton cabriolet, l’option « course à pied » n’est pas autorisée par les autochtones.

Par Delphine, le 2006-12-18 20:16:06
Oh qu'elle est belle cette photo!!! Visiter le monde, par...courir les routes et les chemins..un jour. pas obligatoirement si loin, mais j'avoue que moi aussi ça galope de plus en plus cette envie de faire du très long.
A++ Mielou

Par cyrille, le 2006-12-19 09:34:08
si ca se trouve de l' autre coté il y a qqun qui se demande ce qu' i l y a de l' autre coté @++

Par FreddieCatherine, le 2006-12-19 09:50:10
Et puis...une fois au bout..peut-être le regret d'avoir laissé "ça" derrière toi, si jamais tu ne trouve pas aussi bath devant...drôle de "marché" que la destinée, drôle de marché qu'y courir....

Par mielou en réponse, le 2006-12-19 11:15:13
voilà !
il suffit de s'absenter quelques milliers de secondes pour que chacun trace la route à sa façon

l'AB et son ami ponce s'en lavent les mains
et m'envoie philosopher sur le chemin pour la peine

cousin me donne les solutions pour gagner ?

the Castor, lui, se trouve un nouveau terrain de jeu dans la vallée
c'est qu'il a vu le film, le rusé !

comme le Cri d'ailleurs
mais lui, celui avec les motos...
pour aller plus vite au bout ?!

alors Freddie en profite pour enfoncer ses griffes d'argents
histoire de bien contredire
comme si une route pouvait être droite...
rêve pas mielou !

Sophquipeut me la propose farniente
style: va au bout et tu me raconteras
mais pas trop tard, il fait nuit tôt !

Montaigne, énigmatique
s'abandonnerait bien quelque part
juste pour voir...ou ne pas voir...

Ric, réaliste
la joue terre à terre
c'est par là qu'on paye !

et Delphine qui s'envole...
une rainette avec une queue de Castor s'en allant galoper dans la terrible vallée...
mais ils sont fous ces ultras !!!

cyrille croit en une rencontre
la vérité n'est pas si loin...

Lucrèce aurait il raison ?
Les hommes se transmettent la vie comme les coureurs se passent le flambeau

merci de me faire voyager avec vos routes à vous...

Par kenlag, le 2006-12-19 12:25:07
Super j'ai tout lu (les runners seraient-ils philosophe ou sage).... bon m'en vais courir moi ... sur une piste ovale qui n'a ni début, ni fin :(

Par mielou, le 2006-12-19 12:43:49
toi aussi tu philosophes laurent !
sur ta piste qui se décline à l'infini...

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Les hommes se transmettent la vie comme les coureurs se passent le flambeau.[Lucrèce]


Les 5 billets précédents

2006-12-14 11:01:34 : courir ou ne pas courir - 2 photos - 18 réactions

courir ou ne pas courir...
tel fût, sans doute la première question philosophique que se posa *Grichko (son nom a été modifié) face à ce terrible tigre aux dents de sabre (Smilodon Fatalis pour les intimes)
quelques millénaires plus tard, la question reste posée

je faisais partie de ceux qui critiquait le sédentaire
entre moqueries et perfidies
je me croyais pur

moi aussi je courais pour ne pas mourir

même si on insinuait que j'avais deux cerveaux à la place des jambes et un muscle dans la tête
j'aimais cet image du "cours forrest !"

et je laissais, s'affaler et se vautrer dans le canapé le ventre sur pattes, ses cigarettes au bec et son verre de pinard vissée dans sa main tremblante
à me refaire son monde pleins de sueurs au coeur, presque pris de compassion

puis, je suis tombé sur ce livre
-courir pour les nuls
écrit par florence Griffith Joyner...

oui,
nous avons tous les meilleurs raisons du monde pour courir

celles de relativiser aussi...


2006-12-10 19:17:57 : tout a commencé par une nuit sombre... - 1 photo - 21 réactions

Les forumeurs.

Ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination: la corrida de thiais.
Leur but: en faire leur univers. Mielou Vincent les a vus.
Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de banlieue, alors qu'il cherchait un raccourci qu'il ne trouva jamais.
Cela a commencé par une gare RER abandonnée, et par un homme que le manque de Foi avait rendu trop las pour continuer sa route.
Cela a commencé par l'atterrissage d'une kangoo jaune venu d'une autre galaxie. Maintenant, Mielou Vincent sait que les Forumeurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine, et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé."

Episode 1

Epuisé après une dure journée de bulle, le pseudo poêmien Mielou Vincent, s'égare en essayant de chercher un raccourci. Au bout d'un chemin, en pleine banlieue, il assiste, hébété, à l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie.

Un couple de jeunes mariés en voyage de noces et un écureuil affirment avoir passé la nuit sur les lieux sans avoir rien remarqué de suspect. Mielou Vincent note néanmoins que l'homme présente une anomalie à la "bip" : son "bip" présente une raideur anormale...

Quelques temps plus tard, Mielou revient sur les lieux et assiste à la transformation de l'homme qui semble se consumer en coureur à pied. Mielou Vincent reprend à son compte l'enquête : il se rend dans la ville quasi-dédié aux coureurs et découvre une base située dans un gymnase géant. Sa venue sème la panique chez les favoris qui s'enfuient dans la nuit...
Maintenant, Mielou Vincent sait que les Forumeurs sont là, qu'il on pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

d'après une série bien connue...
pour la musique d'ambiance, essayez ce lien

http://sfstory.free.fr/images/LesEnvahisseurs/Les_envahisseurs.mp3


NDLR
de cette soirée, il me reste des mots simples, des regards amis
comme le dit ce chanteur bien connu

...Ce que j'imagine et ce que je crois
Je te donne toutes mes différences
Tous ces défauts qui sont autant de chances
On sera jamais des "standards", des gens bien comme il faut
Je te donne ce que j'ai, ce que je vaux...

Après
il ne me reste plus qu'à m'enfoncer dans la nuit
rejoindre une conscience fragile
repartir comme j'étais venu
sur la pointe des pieds...

à squirel griska jps sedef et the JP2 ( X pour les intimes...)
alors ?
ce vin chaud ?

2006-12-05 14:41:21 : entre lignes - 1 photo - 10 réactions

même pas froid
même pas mouillé
même pas peur
au milieu du brouhaha, j'attends mon heure

sur cette ligne que l'on appelle départ
on me prendrait pour un fou
s'ils savaient...

j'esquisse ce sourire
qui lui fait dire
mais tu es où ?

au milieu de vous
et pourtant si loin

pas de tactiques
ni de plans précis

je partirais comme ça
à l'aventure
pour le plaisir d'être là

et tant pis si ma course
se conjugue à l'infini

je n'ai que faire
de cette maudite ligne d'arrivée



NB: je sais...
définitivement mielou ?

2006-12-02 15:40:18 : abandons - 1 photo - 14 réactions

marathon d'azay le rideau juin 1999
km 30 - moins de 02h00 de course
je suis dans le groupe de chasse
sur cette petite route de campagne rien ne semble pouvoir m'arrêter...
03h plusieurs minutes et des larmes de souffrance pleins les yeux, je franchis la ligne
l'honneur est sauf, je n'ai pas abandonné
quand je repense à ce jour et à ce choix cornélien
continuer pour ne pas abandonner
abandonner pour mieux continuer
j'avais choisi
une blessure lancinante
des mois perdus entre résignations et espoirs suivant l'avis médical du moment
toujours toucher le fond pour soit disant mieux remonter
c'est sûr
j'avais été ce bon petit soldat
à jouer à marche ou crève
super ! me disait les gens
j'avais été au bout en serrant les dents
je n'avais pas lâcher l'affaire
pour qui, pour quoi ? ce n'était pas là l'importance
plus j'y pense et moins je souris
j'avais éviter les regards de compassions
mais pour combien de temps ?
de dominants à dominés, la frontière est si perverse
je n'ai plus couru de marathon depuis
je n'ai toujours pas abandonné non plus
il me reste encore quelques chemins à explorer
mais une chose est sûre
je ne suis pas immortel
il faudra bien se résigner un jour...

encart spécial
pour ceux qui courent sur les mots

j'ai déjà mon nom
gravé sur la pierre
en lettres capitales

un jour, une nuit
je sais
elle viendra

alors
quand la lumière s'éteint
quand le coeur bat plus vite
il m'arrive de l'imaginer

et je tends les mains
vers le noir
entre la peur
et le désir
de la voir venir...

ça date des année 90 quand j'essayais de mélanger les mots
ça s'appelle "elle" tout simplement


photo
imagineur.blog.lemonde.fr

2006-11-24 14:57:06 : ma philosophie de courir - 1 photo - 21 réactions

aussi loin que je me souvienne, il me semble avoir toujours couru
comme poursuivre des poules lors de ces week end campagnards dans la famille du côté d'essoyes
ou échapper à la vigilance de ces bonnes soeurs du patronage pour m'enfuir à travers vignes
je me rappelle aussi de ce sprint contre des guêpes particulièrement virulentes dont j'avais rendu visite par inadvertance dans un trou avec mon baton curieux
j'avais déjà perdu ce jour là
puis il y avait ma banlieue
et la boule de cuir que je poursuivais inlassablement tout les soirs en criant "ballon ! ballon !" entre deux carcasses de voitures
par contre pour aller à l'école, je courais moins vite
une histoire de standing sans doute
alors, j'ai commencé à réfléchir
comment, par exemple, échapper à ces trois lascars qui trouvait mon blouson très beau ou m'échapper tout court de cette ville qu'on appelait dortoir
les petits hommes verts et leur service militaire s'employèrent à ce que je ne m'endorme pas
j'y appris alors que j'avais un muscle dans la tête et deux cerveaux dans chaque jambe lors de ce fameux test cooper
on commença à me regarder étrangement
pourtant dans cette période inscouciante seul courir la gueuse semblait motiver mon frêle destin
la gendarmerie (mobile je précise !) se chargea de mon éducation sportive
comme aller d'un point A au point B le plus rapidement possible tout en faisant en sorte que les X se trouvant devant détalent plus vite que moi
on commença à me mettre aussi un drôle d'appareil autour du cou avec une aiguille sensé indiquer le nord
avant de me mettre au milieu de la forêt et de me dire de revenir
des poules, j'étais passé aux voleurs
je m'émancipais
vinrent les voyages lointains et les chaudes soirées de nouméa, binouzes et compagnie
puis la réalité au détour d'un virage
la gueule dans un fossé à ramper pour ne plus être une cible
ce jour là j'aurais pu courir plus vite que mon ombre
dans la foulée et l'importance que prenait ma vie, je me suis mis à courir dans le vent
mon existence ressemblait à du no limit
loup la nuit, gazelle le jour
je brûlais mes graisses par tout les pores
puis un matin
en me réveillant dans un lit incertain avec mes chaussures aux pieds, j'ai commencé à comprendre que c'est dans le vide que je courais
c'est là que je me suis mis sérieusement à courir après le temps
mais les dégats étaient irréversibles
blessures sur blessures, je revenais sans cesse pourtant
mais où ?
sur un lit d'hôpital, une personne m'a ouvert les yeux
c'est celle qui m'accompagne aujourd'hui
j'ai même une conscience maintenant, elle m'appelle papa
et j'ai bien peur qu'elle soit irrésistible
de tout mes excès, je ne suis pas encore guéri
mais je me sens plus fort
oui
courir m'a beaucoup aidé
j'ai parcouru des milliers de kilomètres, participé à des centaines d'épreuves
je pourrais vous parler des heures et des heures de course à pied
j'ai choisi un autre chemin
mes références ne sont que pour mémoire
je crois bien en avoir fait le tour
ça fait longtemps que je ne cours plus à perdre haleine
et si je donne cette impression de courir à côté de moi ce n'est pas pour vous faire offense
je n'ai pas le monopole de vos pensées
et pour faire sourire certains
je n'ai plus lu de livres depuis l'age de mes 16 ans et la disparition de mes boutons d'acnées
dans vingt ans
avec le recul nécessaire et une retraite méritée
quand vous achèterez les miens
vous repenserez peut être à ces quelques lignes de vies
lachées un après midi gris
sur ce blog perdu d'un drôle de forum
brides de mots
comme une trace à venir

courir dans sa tête
n'est ce pas courir quand même ?

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