La course à pied Les blogs courseapied.net : mielou

Le blog de mielou

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

  • A venir

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2007-06-16 15:17:39 : A force d'habitudes...

J'ai repris le chemin de l'entrainement.
Je ressens encore la petite pointe sous le pied mais je m'y ferai,
comme d'habitude.
Je suis parti faire mon tour, toujours le même quand je reviens de quelque chose.
Mes pieds le connaissent par coeur, ils savent où se trouvent les racines assassines.
45 minutes pour s'évader ailleurs et, pourtant, toujours sur le même chemin.
La pluie s'est invitée sans que cela me gène.
5 ans de CAP en Finistère m'ont vaccinés pour l'éternité.
J'ai cru bon me rappeler ces années folles où rien n'était acquis et ces remises en question perpétuels.
J'en avais oublié que la vie ne se résumait pas qu'à son propre monde.
J'avais beau me dire que je devais sortir de la routine, étonner ma femme tous les jours,
rien n'y faisait
Je restais scotcher dans mes baskets
d'ailleurs, je n'aimais pas dire Ma femme,
je préférais dire, Celle qui m'accompagne...
Elle ne m'appartenait pas et mes efforts pour la retenir n'avaient rien de glorieux.
On peut penser ce qui nous arrange, on peut même se mentir, l'Homme idéal n'existe pas.
A cet instant, sous la rincée, complètement à la ramasse, j'aurai pu être le plus malheureux des hommes.
Si ce sourire accroché à mes lèvres me donnait plutôt l'air d'un vilain petit insolent.
Sur le retour, j'avais déjà les réponses toutes faites.
J'étais redevenu le Mâle qui se croyait dominant, surtout qu'un rayon de soleil venait de pointer son nez.
Remplis de certitudes, je franchissais tout frais, la porte de l'appart.
Ma vie d'avant, d'ivresse et d'inscouciance, m'avait ouvert les yeux sur la force des habitudes.
En un clin d'oeil,
Le regard désarmant et la mine boudeuse de ma petite conscience en avait balayé tous les nuages...

Les réactions

Par l'AB, le 2007-06-16 17:05:27
"Je vous aime et veux qu'on le sache,
Ô raillés,ô déshérités,
Vous qu'insulte le public lâche,
Vous qu'on appelle des ratés !

Monsieur de Bergerac est mort; je le regrette.
Ceux qui l'imiteraient seraient originaux.
C'est la grâce, aujourd'hui, qu'à tous je vous souhaite.
Voilà mon conseil de poète :
Soyez des petits Cyranos,"

Rostand 1889 et 1898.

Par mielou, le 2007-06-16 17:37:13
bonjour Homme des mots
tu faisais surement allusion à la citation célèbre de sieur Edmond ?

Tous les mots sont fins, quand la moustache est fine! »
« Que dites-vous ? C'est inutile ? Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! Non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile ! »

Si c'est le cas...
je veux bien être un petit Cyrano

Par Victor H., le 2007-06-16 17:42:02
Chaque fois qu'on perd une habitude, il semble qu'on perde quelque chose de la vie. Et dans le fait la vie n'est que la plus longue de nos habitudes.

Par Freddalida, le 2007-06-16 18:16:49
..Car l'oiseau qui s'enfuit

vient chercher l'oubli...

dans son nid..

..je roule très bien les "r", et j'ai la voix grave..si si ..


Par romain, le 2007-06-16 18:39:16
Salut Mielou ,
Je l'appelle toujours ma compagne également , je ne sais pas pourquoi j'arrive aps à l'appeler autrement .
Il y a des bonnes habitudes et des mauvaises habitudes , heureusement qu'il y a le regard de l'autre qui nous le rappelle ...

Par Mika B, le 2007-06-16 19:01:22
Salut Miélou. Beau récit, trés beau , avec beaucoup de vérités, dans les quelles je me reconnais.......QUOIQUE:
avec quelques variantes:
a)7 ans de cap dans la misére.....
b)Ma femme,non! mes femmes,oui!
c)je préfére dire celles qui me cassent les pieds(cap)
d)Pas de gloire, j'ai pas su m'en débarrassé.
e)l'homme idéal, n'existe pas(d'accord)
La femme idéale existe( se serait proche de la poupée gonflable parait-il
f)Enfin un male heureux parmi nous....
g)Quand je sors, vers de nouveaux horizons,je pars armer de Mines, prés à tout balayé sur mon passage, mme les nuages........
Ouf! Allez Mielou, je t'offre une rinçée..(Pour avoir bonne conscience)
Mika

Par Rina K., le 2007-06-16 19:05:58
Le temps passe et court
En battant tristement
Dans mon cœur si lourd
Et pourtant, j'attendrai

Par Emma Peel, le 2007-06-16 20:31:50
J'attends un heureux évènement :-)

Par Marlène, le 2007-06-16 21:20:55
Qui dit que les sportifs ne pensent pas...?

Par Delphine, le 2007-06-16 21:30:15
Coucou Mielou,

Je te rassure: la femme idéale n'existe pas non plus :o)
Toujours le soleil par delà les nuages.

Par mielou, le 2007-06-17 10:15:37
J'aime quand tu prends ta voix grrrave Freddie Viiine

pour l'habitude, romain, je trouve la citation de Victor bien approprié

une rincée de houblon ne peux pas faire de mal à nos blessures Mika
offrons en une à Rina qui attend toujours notre retour

Je croise les doigts, Emma, pour que ce soit une fille...
sourire

Je pense donc je cours.
bonjour charmante marlène
et je reconnais que je suis un brin sauvage...

tu brises mes rêves Delphine !
pour la peine, je pars rencontrer le soleil ce matin

Par colombo, le 2007-06-17 17:10:05
très bien vu "ma femme". elle ne t'appartiens pas en effet.

je me souviens pas avoir courus sans avoir une douleur quelle que part depuis des annees. ne me dit pas que ce n'ets pas ton cas.

Par floflo, le 2007-06-17 21:24:24
"les racines assassines" ont failli avoir ma peau samedi soir..
j'ai croisé le chemin de l'une d'entre elles, un instant, j'ai volé, et par un miracle, mon deuxième pied a rétabli l'équilibre, mais je n'ai jamais été aussi proche de faire le grand écart. J'ai du offrir un beau spectacle à celui qui était derrière moi, les deux bras à l'horizontale, façon saut de l'ange...

Par Belon, le 2007-06-17 22:35:59
L'habitude d'appartenir a leur femme donne beaucoup de forces aux hommes sages...

Par GGBI, le 2007-06-18 10:30:33
Salut,

Tu n'avais plus couru depuis le semi ?

Par mielou, le 2007-06-18 15:04:45
bonjour monsieur l'inspecteur
ce n'est pas mon cas non plus, bien que j'ai appris, non sans risques, à apprivoiser la douleur.

bonjour miss floflo
la racine assassine a cet étrange pouvoir de nous ramener rapidement à la dure réalité !

sourire belon
comme ceux qui laissent croire aux dominants...

salut GGBI
eh oui, la douleur s'est un peu installée
il va falloir composer encore un peu
relais marathon dimanche pour l'équipe vétéran
même si c'est pour le fun, il faut un minimum quand même...

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)



Les 5 billets précédents

2007-06-14 10:17:00 : Saturations - 1 photo - 20 réactions

Il y a des jours comme ça,
où la dose prescrite semble dépassée depuis longtemps.

Je hais ces instants de trop-pleins
quand rien n'avance,
quand on ne trouve pas la réponse.

on se dit que c'était la course de trop,
une mauvaise gestion de l'entrainement ou la faute au soleil
pourtant, le lendemain, on y retourne
tel un forçat de la route.

Mais rien n'y fait,
la blessure devient insidieuse.
Des pieds, elle monte à la tête
et on se retrouve à en vouloir au monde entier,
affalé dans son canapé devant sa télé

Ca énerve, bien sûr, madame
qui en marre de se répéter
sur l'entretien tacite de l'appart.
Et ma conscience qui en profite pour me gaver
avec ces histoires de princesses

Il y a des jours comme ça
ou tout m'enchaine ou rien ne va.

Mais ça n'arrive qu'à moi, c'est sûr.
Les autres, ils savent...

il ne me reste plus
qu'à promener un semblant de mélancolie
histoire de se faire plaindre

et je recommencerai
encore et encore
à vous emmener sur ces chemins incertains...

2007-06-12 10:19:44 : Dans cette bulle où l'on cours... - 1 photo - 20 réactions

Je souhaite répondre aux intervenants du dernier blog - Dans ta bulle...

J'aime votre diversité d'esprit.
Vous me le prouvez à chaque fois que vous réagissez.


C'est en regardant le clip de diam's que je me suis penché sur les paroles.
On y retrouvait les clichés type qui collent à la peau de ceux qui grandissent dans les cités dortoirs.
J'ai un avis bien personnel sur cette chanteuse.
je retiens qu'elle est partie de rien pour devenir ce qu'elle est.
elle ne s'est pas faite toute seule et à su s'entourer des bonnes personnes
car des petits diamants bruts, il y en a plus que l'on croit mais ils n'auront jamais la chance d'être découverts
Pratiquement tout le monde à déjà entendu ou vu du diam's.
Provocatrice et pas vraiment belle, elle dégage, pourtant, un côté animal farouche qui m'a inspiré.

En transposant une histoire de coureurs j'ai plutôt chercher le pamphlet tout en gardant la dureté d'une froide réalité.
Son histoire de jeune fille, fatalement, prise au piège de la cité devient celle d'un anonyme qui ne se rend plus compte que la course à pied est devenu, essentiellement, son mode de vie.

Maintenant,
Certains se posent, bien sûr, la question de l'intérêt d'une telle démarche.
Répondre que je n'attends rien serait hypocrite.
Pourquoi avoir choisi un site de course à pied si je veux écrire ?
justement parce qu'il est plus difficile de séduire un public qui, à la base, n'en a rien à faire de vos états d'ames.
Rassurez vous, sur les sites spécialisés en écriture c'est encore pire !
puisque l'auteur ne s'arrête qu'à son propre écrit et que le lecteur, avisé, ne se contente que de passer.

Mon projet (eh oui j'en ai un ! ) ne sera ni sur la course à pied, ni sur la banlieue mais sur mon job.
J'irai donc proposer un essai devant un public connaisseur et normalement acquis à ma cause.

Pour en revenir à vous
Au fur et à mesure, vous vous êtes habitué à voir du mielou dans le texte.
Devenant de plus en plus exigeant pour certains.
Tant mieux !
J'aurai pu croire qu'il était aisé d'écrire.

pourtant, la base est simple :

Exemple, je prend un coureur en short et runnings
je lui dessine de grands yeux coquins pour qu'il devienne un coureur de jupons et je rajoute une femme avec un regard extérieur sur la scène et qui lui répond - Tu peux toujours courir !

il en ressort trois avis sur la question
et des milliers de façons de penser ou d'imaginer la suite

On peut apprécier mes perfs en CAP sans pour autant trouver un intérêt dans la façon de le raconter, encore moins sûrement quand il s'agit de trouver une philosophie à l'histoire !
Et vice versa.

Ce blog me permet d'appréhender toutes les situations.
A moi de m'adapter à l'actualité ambiante.
N'est ce pas un des facteurs de la réussite ?

sourire

En remerciant les différents intervenants et les lecteurs discrets

2007-06-10 18:47:54 : Dans ta bulle - 1 photo - 16 réactions

Dans ta bulle
t'as vissé ton ipod
pour pas t'entendre courir
dans ta bulle

sur le bitume
tu prends la running attitude
baskets dernier cri
dans ta bulle

tu crois que t'es pas seul
dans ton trip, dans ton fun
dans ta bulle

t'enquilles les kilo
facile, pas facile
pas d'importance
dans ta bulle

les autres c'est que les autres
qu'ont rien compris
qui mangent macdo
boivent pas que d'l'eau

tout le monde il est beau
tout le monde il est gentil
dans ta bulle

sauf qu'à l'extérieur
ça te fait même plus peur
normal, tu kifes tout seul
dans ta bulle

ouais
dans ta bulle
ça pourrait être ma bulle

alors j'écoute diam's
m'l'a raconter
à moi,
qu'avait déjà 15 ans de cité quand elle est née

pas besoin d'être sorti d'Bondy
pour écrire sa rancoeur
ah ! j'oubliais
pour les vrais de la téci
j'suis qu'un bobo d'banlieue
qui roule en kangoo

Dans Sa bulle
il faut croire que les keums ont des gun
et se la pète en BM
devant des meufs
fashion victim, il va de soi

dans la mienne
à la nuit tombée
sur des facades usées
des milliers de silences s'éclairent
et dedans, mes parents
qui émargent depuis 40 ans
dans leur bulle

j'ai pas attendu le nouveau président
pour me mettre à courir
c'est en short, que je suis parti voter
dans ma bulle

un conseil
toi, le coureur
concentré sur tes pieds
protégé dans ta bulle

regarde un peu autour de toi
que je ne te frôle pas de trop près
sous peine
que je t'éclate ta bulle





PS: merci à diam's de me rappeler parfois le bon vieux temps.

2007-06-07 09:25:41 : Mes courses seront toujours plus belles que les vôtres - 1 photo - 18 réactions

Et si j'avais envie d'aller courir plus loin que l'horizon
oublier un temps, ce présent qui se glisse entre mes pieds

Me moquer de cette seconde si précieuse
que l'on gagne
que l'on perd

Ne plus avoir mal
à vouloir se comparer
à vouloir se préjuger

Et si j'avais envie d'y croire
l'espace de cet instant
même si c'est pas vrai
même si je me mens

Je ne serai jamais celui que j'aurai voulu être
quelle importance ?
Je cours sur les nuages
et tant mieux
si je suis l'un des vôtres...

2007-06-04 13:57:55 : Contre courants - 1 photo - 34 réactions

Alors que je venais d'acheter le dernier Jogging International, le vendeur, un brin malicieux, m'apostropha dans ces termes :
- C'est vrai que la majorité des coureurs ont voté pour pour le nouveau président ?
Je me contentais de sourire.
j'aurai pu lui répondre dans la foulée, du style -sûrement une bonne moitié, je pense !
Mais j'avais l'humeur badine.
Amusé, je continuais mon chemin en tentant d'imaginer en short, les différents chefs de l'Etat que j'avais côtoyé.

Ce matin, il pleuvait fort.
J'avais trouvé une soluce pour atténuer le point de douleur qui m'agacait la vie depuis plusieurs jours.
Dispositif provisoire avant d'aller voir l'Ami des pieds.
Je me rappelais encore les mots du docteur en 94 après l'IRM qui avait diagnostiqué cette vilaine rupture du LCA.
- Fini la course à pied...
Sur le parcours autour de l'hippodrome de Vincennes, la pluie tombait sans discontinuer.
Je ne croisais qu'un seul coureur au visage renfrogné.
C'était pas un temps à sourire, pourtant, qu'est ce que j'étais bien !
Je me rappelais ces temps Anciens ou courir n'était ni un sport, ni un loisir.
Un dessin, tiré de l'emblématique encyclopédie du jogging (7ème édition) m'avait marqué.
Il était sensé représenté le premier jogger.
On voyait un homme des cavernes s'enfuir devant un dinosaure affamé.

Courir pour Vivre...
Et si c'était ça ?

Trempé, de la tête aux pieds, je regagnais le confort et les murs protecteurs.
J'avais beau dire, j'étais loin des préoccupations de mes lointains ancêtres, sur le qui-vive perpétuel, grelottants au fond d'une grotte, luttants pour leur survie.

L'eau serait chaude, sans doute grâce ou à cause de cette électricité à 70 pour cent nucléaire et je n'avais pas encore la sagesse nécessaire pour trouver les solutions alternatives.
Dans ce petit monde que je m'étais créé, je me souciais plutôt de mon Moi.
Il me restait juste assez d'insolence pour affirmer que nous avions 100 pour cent de chance d'expirer, un jour ou l'autre, notre dernier souffle.

Sur ces pensées, fatalement rassurantes, je laissais le soin aux professionnels de la Question nous raconter le pourquoi du comment qui nous pousse à s'enfuir sur les chemins.

Loin du tumulte, je regardais autour de moi.
J'aimais courir...
tout simplement.

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net