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2007-06-25 15:45:48 : Le Relais

Sur le chemin qui me menait sur la ligne de départ, je croisais les groupes qui s'étaient rassemblés sous une couleur, une bannière, une identité ou juste pour le plaisir d'être entre eux.
C'était la magie de la course en relais.
J'avais déjà participé à ces courses dites conviviales mais je ressentais toujours cette petite pointe d'appréhension.
Comme la peur irraisonnée de ne pas être à la hauteur.
J'avais beau relativiser l'évènement, je ramenais tout à cette notion de résultats.
J'en oubliais l'essentiel.
Le partage...
quelle importance de courir plus ou moins vite alors que nous étions là pour finir ensemble.
Enfermé dans ma bulle, je ne voyais pas s'épanouir le monde autour de moi.
Je n'étais qu'un indécis coincé au milieu de ces incertitudes.
Si, au moins, j'avais trouvé la bonne excuse pour ne pas que paraître.

Quand Delphine m'attrapa au vol, il me restait mon sourire et ce regard.
les mots c'était comme les mythes, c'était fait pour s'envoler.
Delphine, c'était pas une grenouille, c'était un papillon qui virvoletait d'un groupe à l'autre avec une facilité déconcertante.
Ma rencontre avec Brinouille fut comme je l'imaginais.
Elle était encore plus charmante en vrai et je savais qu'à notre prochaine rencontre elle serait incapable de me reconnaitre.
C'était dans l'ordre des choses.
Puis, le visage de la Pépite tout en pétillance me déposa deux bises dont une de la part de ce fou de JP2
J'en oubliais les hommes, de Nicolas à Sedef et l'image furtive de Pépito et son orange team ainsi que, oh sacrilège, l'équipe des fières Tortues.
J'étais comme les autres, finalement,
qu'un mec intéressé parce qu'il voulait voir...

Alors que les relais s'enchainaient, et que j'attendais mon tour dans le sas,
je laissais les mots s'éparpiller.
Je n'avais pas le coeur assez gros pour tout partager.
Mais j'étais là,
avec vous
et je crois bien que j'étais heureux...

Les réactions

Par GGBI, le 2007-06-25 16:02:00
Voila une belle occasion de voir ou revoir certains habitués du forum.
Il y avait apparement foule a cet ekiden.

Par FreddieC, le 2007-06-25 16:02:35
..la joie..

..cette chose étourdissante!

Par Brinouillamnésique, le 2007-06-25 16:04:48
Mielou tu égagères, il y en a certes des hommes sur ce forum, mais je crois que oui je m'en rapellerai, avec de l'hésitation c'est sûr, mais une expression, un coin d'oeil qui plisse, la voix, puis un joli phrasé seront là pour me raffraîchir la mémoire.

Par Ginette, le 2007-06-25 16:18:42
Moi, je t'ai aperçu.
Comment ? quelqu'un, à côté de moi, à crier "allez Mielou ! " . Juste le temps de me retourner et de t'apercevoir, déjà quelques mètres plus loin, "c'est ce grand mince Mielou ? tiens, il sourit" . Décidement, c'est bien ta signature :)

Par Rodie, le 2007-06-25 16:36:59
Idem pour moi, ben oui, j'étais juste à côté de Ginette. Un grand coureur qui passe à grande foulée galopante, un petit signe de la main, connivence et remerciement ... et voilà Mielou qui repart !!

Par mielou, le 2007-06-25 17:54:13
bonsoir GGBI
effectivement, j'ai eu la chance de rencontrer quelques noms du Forum à l'occasion de ce marathon relais qui, à la différence d'un ekiden, se court en équipe complète dans le dernier relais (4km environ)
La région Parisienne c'est pas si grande que cela finalement !

tu vois étourdissante Freddie,
que je ne suis pas si malheureux que cela...

je ne sais pas pourquoi miss brinouille,
mais je t'imaginais aussi un brin susceptible
juste ce qu'il faut pour te faire réagir
sourire

désolé Ginette de s'être croisé en coup de vent
sur le parcours, j'ai bien tenté d'apercevoir les maillots de la turtle team
mais c'était pas si évident, en fait.

Tu devais être sur la butte pas loin de l'arrivée alors, Rodie
j'ai entendu les encouragements
et ça fait toujours plaisir
merci à vous

Par Baghera, le 2007-06-25 21:06:17
Vivement la prochaine échéance que je te laisse à mon tour un souvenir impérissable bon Mielou ...

Signé : Les yeux bleus.

Par Delphine, le 2007-06-25 22:43:51
Salut Mielou,

On a donc dit pour la prochaine fois: plus net et faut pas se cacher derrière les copains.
C'est marrant cette comparaison au papillon: Emma avait fait cette même comparaison lorsqu'elle m'avait vu en photo la première fois. je devrais donc troquer mes cuisses contre des ailes....Mouais, trop fragile tout ça :o)

Par Pépito, le 2007-06-25 23:50:09
Pas eu le temps de te serrer la pince car il fallait que je suive le rythme imposée par ma co-équipière puisque nous devions courir en duo !

Un bon moment que ce dimanche ;o)

Par mielou, le 2007-06-26 08:55:26
bonjour robe noire aux yeux bleus
je suis en négociation pour Leucate
Souvenirs, souvenirs !
si mon pied me laisse tranquille...

Si le vent est léger, les ailes peuvent être un avantage Delphine
j'ai trouvé une photo où j'étais pas trop caché
d'habitude, j'aime bien me montrer (sourire) mais j'avais pour consigne de mettre la pression à notre excellent V3
tu sais bien que je suis obéissant...

Parfois, il suffit de peu de gestes pour se comprendre Pépito
ce fût un beau dimanche effectivement...

Par La Pépite, le 2007-06-28 19:35:06
de Bien belles images de ce dimanche de convivialité, de partage et d'esprit d'équipe, je garderai en tête ; et la rencontre tant attendue avec "the" Mielou : d'abord aperçu alors que sa foulée bien alerte et tonique me permis tout juste de l'encourager à la volée, puis son sourire et ses yeux de gamin à la fête m'ont permis une approche plus sympathique....quelques mots échangés comme 2 mômes timides soudain de se rencontrer pour de vrai !!!
Tu as été heureux de tous ces p'tits moments de rien où il suffit de pas grand'chose pour se sentir en symbiose ...c'est un art déjà de savoir les percevoir et les apprécier .
A une prochaine "fête" des heureux coureurs Mielou ;-))

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2007-06-23 20:10:16 : Courir à perdre haleine - 1 photo - 13 réactions

Si la mort n'est pensable ni avant, ni pendant, ni après, quand pourrons-nous la penser ?

Cette citation d'un certain philosophe Français, Vladimir Jankélévitch, m'a donné envie de creuser un peu...
Histoire de gagner du temps, il va de soi !

je me suis remémoré toutes ces situations où je me suis retrouvé face à Elle
Du banal accident de voiture bien mortel au crash hallucinant d'un avion de ligne
en passant par le suicide horriblement ordinaire au meurtre plus que sordide

puis j'ai pensé à moi
A mes bientôt 23 ans aux services de l'Etat
A ce que j'ai pu boire, fumer et manger, forcément à outrance sans oublier le sexe (si ! si ! ça tue je vous assure !) en menant de face, de front et de côté, une vie un brin débridée et un job des plus exigeant, tout cela sous les aboiements stressés de Chefs fatalement dépassés .
A ces nuits, aussi, réveillé en sueurs, par des palpitations aux relents morbides.

pourtant,
Je continuais à courir
comme si de Rien n'était
comme si rien ne pouvait plus m'arriver...

J'avais le beau rôle, maintenant, de jouer au Sage
Celui qui Savait
ressortant, tel Artaban, sa science infuse par une citation bien placée

Bien sûr,
J'ai bien pensé répondre sur le post qui avait entrainé ce drôle de débat sur la Mort

Mais j'ai fait le choix de ne pas prendre parti
surement par lâcheté chronique

je n'étais revenu de rien finalement
Simple acteur avec ces mots à lui

j'ai préféré la jouer perso
sur mon blog
où je peux jouer au donneur de leçons à l'envi
horripilant le bien-pensant sans vergogne

ah, l'Egoïsme !
tout un Art...

Je pouvais partir, dans un souffle
tirant ma révérence à mon maigre public
méditant ou essayant(!) sur cette dernière citation de feu Vladimir

On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.

2007-06-22 09:36:25 : Lettre à l'AB - 1 photo - 10 réactions

21 juin 2007, 16h35, post Victor Hugo IX...

-Tu te fais rare Miélou, et je me fais triste. Finalement tu es plus malheureux quand tout va bien à moins que tu sois à l'agonie, quota de visites au bar excédé, mots en souffrance, plus un vers pour soulager tes maux, alors quoi, on ne rase plus gratis chez l'VH ?!?...


J'ai essayé de trouver des excuses
des jolis mots pour tenter de faire croire que la Fatalité c'était pas vrai.
Je suis resté sur ma Fin...

On peut s'emmener sur tous les chemins du Monde
s'évader en un mot
puis disparaitre sans vraiment s'en rendre compte.

Il faudra bien se faire une raison.
bonne ou mauvaise
j'aime pas dire que c'est ainsi.
Alors, je me fais des histoires qui laisseraient sur la faim
qui donneraient envie d'avoir envie.

Combien de bloggeurs et de posteurs ont sombré sans laisser une trace de leur passage ?
Terrible lieu
Où l'on peut s'aimer, se détester dans l'indifférence générale.

Je me souviens des jours d'Avant
et la nostalgie m'embrouille les yeux
Je ne reviendrais jamais, pour de vrai, en arrière.

Mes mots sont sans doute mes maux
quelque part, je cherche ce chemin qui me libèrerait

Accoudé au comptoir de mes illusions
je trinque avec vous
essayant d'exister au fond de verres incertains

Attendant, incrédule
le signe de ce maudit destin...

2007-06-20 16:28:18 : Le footing idéal - 1 photo - 22 réactions

J'ai rempli de silicone mes chaussettes pour atténuer ce nouveau locataire qui s'est installé sous mon pied droit
Il faudra bien penser à changer les wave aéro
c'est vrai qu'elle ne ressemblent plus à grand chose depuis que je les emmène courir sur ces chemins incertains...
inquiet, je regarde par la fenêtre, débouler de vilains nuages gris
ils ont les larmes aux yeux
j'hésite entre de rage ou de désespoir
une certitude, dans les deux cas, la douche sera froide

Il m'est arrivé d'imaginer ce footing sans douleurs, sans contraintes au rythme idéal sous un vent léger et caressant.
Tout était agréable, même le sourire de ces charmantes joggeuses croisées le temps d'un regard.

Je me rappelle avoir lu des tas d'articles sur le footing parfait
tout semblait si facile, si beau.
On se serait presque cru en état d'apesanteur.

ah, mon humeur badine !
j'en ai connu, pourtant, des footings heureux
où le sol défilait comme dans un rêve, des pensées insouciantes pleins la tête.

Mais ce n'était qu'une promenade,
juste une simple promenade...
Cela ne pouvait être cet exercice sensé vous faire progresser dans la quête légendaire de cette poignée de secondes qui vous changeait une vie.

Je tente bien, parfois, de ralentir,
de regarder un peu plus loin que le bout de mes runnings
j'essaye même de l'écrire

pour le dessin
pas besoin de vous en faire un
Je n'ai pas le monopole...
de vos footings.


PS : Photo et début de poème tiré du site:
http://www.trekearth.com/gallery/Europe/France/photo408729.htm

L'ombre épaisse fuit ;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit ;
Paupières et roses
S'ouvrent demi-closes ;
Du réveil des choses
On entend le bruit...

Victor H.



2007-06-16 15:17:39 : A force d'habitudes... - 1 photo - 16 réactions

J'ai repris le chemin de l'entrainement.
Je ressens encore la petite pointe sous le pied mais je m'y ferai,
comme d'habitude.
Je suis parti faire mon tour, toujours le même quand je reviens de quelque chose.
Mes pieds le connaissent par coeur, ils savent où se trouvent les racines assassines.
45 minutes pour s'évader ailleurs et, pourtant, toujours sur le même chemin.
La pluie s'est invitée sans que cela me gène.
5 ans de CAP en Finistère m'ont vaccinés pour l'éternité.
J'ai cru bon me rappeler ces années folles où rien n'était acquis et ces remises en question perpétuels.
J'en avais oublié que la vie ne se résumait pas qu'à son propre monde.
J'avais beau me dire que je devais sortir de la routine, étonner ma femme tous les jours,
rien n'y faisait
Je restais scotcher dans mes baskets
d'ailleurs, je n'aimais pas dire Ma femme,
je préférais dire, Celle qui m'accompagne...
Elle ne m'appartenait pas et mes efforts pour la retenir n'avaient rien de glorieux.
On peut penser ce qui nous arrange, on peut même se mentir, l'Homme idéal n'existe pas.
A cet instant, sous la rincée, complètement à la ramasse, j'aurai pu être le plus malheureux des hommes.
Si ce sourire accroché à mes lèvres me donnait plutôt l'air d'un vilain petit insolent.
Sur le retour, j'avais déjà les réponses toutes faites.
J'étais redevenu le Mâle qui se croyait dominant, surtout qu'un rayon de soleil venait de pointer son nez.
Remplis de certitudes, je franchissais tout frais, la porte de l'appart.
Ma vie d'avant, d'ivresse et d'inscouciance, m'avait ouvert les yeux sur la force des habitudes.
En un clin d'oeil,
Le regard désarmant et la mine boudeuse de ma petite conscience en avait balayé tous les nuages...

2007-06-14 10:17:00 : Saturations - 1 photo - 20 réactions

Il y a des jours comme ça,
où la dose prescrite semble dépassée depuis longtemps.

Je hais ces instants de trop-pleins
quand rien n'avance,
quand on ne trouve pas la réponse.

on se dit que c'était la course de trop,
une mauvaise gestion de l'entrainement ou la faute au soleil
pourtant, le lendemain, on y retourne
tel un forçat de la route.

Mais rien n'y fait,
la blessure devient insidieuse.
Des pieds, elle monte à la tête
et on se retrouve à en vouloir au monde entier,
affalé dans son canapé devant sa télé

Ca énerve, bien sûr, madame
qui en marre de se répéter
sur l'entretien tacite de l'appart.
Et ma conscience qui en profite pour me gaver
avec ces histoires de princesses

Il y a des jours comme ça
ou tout m'enchaine ou rien ne va.

Mais ça n'arrive qu'à moi, c'est sûr.
Les autres, ils savent...

il ne me reste plus
qu'à promener un semblant de mélancolie
histoire de se faire plaindre

et je recommencerai
encore et encore
à vous emmener sur ces chemins incertains...

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