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2007-11-29 17:24:21 : Kilomètre zéro

Aussi loin que me pousse les souvenirs, je n’ai jamais su quand j’ai commencé…
Années 75, je ne voyais que par le foot et le PSG, le club de mon enfance.
C’était la grande sortie, quand on m’emmenait au parc des princes, un lieu magique pour mes yeux d’enfants.
Autre monde, autres mœurs, les années ont brouillé les cartes et laissé les donneurs de leçons à leurs propres versions.
A cette époque, on m’emmenait aussi à la forêt de Bondy, m’entraîner à tirer dans un ballon.
Bol de verdure pour un gamin de la banlieue, eh oui, les cités existaient déjà avec leur lot de misère sociale, c’est fou comme on oublie vite qu’il y a eu des avants.
C’est là que j’ai suivi les foulées de mon père pour la première fois.
Puis j’ai continué à l’école, dans des associations sportives scolaires où j’ai découvert l’athlétisme et les premiers tours de cendrées.
Mes premiers en cross en cadets restent des moments forts.
Courir à perdre haleine à la recherche de cette hypothétique victoire…
Doucement, j’arrive sur bientôt 30 ans de course à pied.
Ceux qui me connaissent de vue diront qu’on ne dirait pas mais ce n’est pas grave.
J’ai connu les peines et gloires du coureur à pied, traversant d’une foulée bon gré mal gré, de cadet à vétéran et j’en suis pas peu fier.
Des anecdotes, j’en ai plein, des conseils, pas sûr.
Alors, je revendique mon statut de coureur populaire qui restera la star de son quartier.
A chaque départ, je regarde devant, les yeux brillants, ces vétérans3 qui me narguent…
Qu’on me donne la force d’y être, un jour, d’y être encore…

Les réactions

Par GGBI, le 2007-11-29 17:37:27
Heu pas trop vite mielou le V3, passé un certain age on ne peu que regarder derrière.

De ton Km 0, où en es tu maintenant 50 000 ? 100 000 ?

surement entre les deux.

Par Mika B, le 2007-11-29 17:55:58
Salut Mielou.
Dis donc: des pistes en cendrée, ça court les rues ces derniers jours autour de Paris...
Ton O, c'est le département de l'oise
(en feu aussi?)
Année 75: punaise, j'avais déja deux gosses.... dans quelques temps, je pourrais te narguer à mon tour...
en aurais-je encore la force?
j'espére que oui......à+ Mika

Par mielou, le 2007-11-29 18:07:50
bonsoir GGBI
je connais des V3 qui court en moins de 35' le 10km et le semi en 01h15...
je sais, ça calme...
pour le kilométrage, aucune idée !

sourire mika, ça semble moins courir ce soir...
toi deux raptors et moi 10 ans !, bonjour la claque...
j'ai encore le temps pour V2, faut pas que j'use trop vite

Par L'Castor Junior, le 2007-11-29 18:13:54
Mielou, kilomètre zéro. Le titre d'un roman d'anticipation ?
J'étais bien loin, pour ma part, d'une quelconque anticipation en la matière.
Je situerais mon kilomètre zéro à 2005. Ca ne me rajeunit pas de filer sur mes trois ans. Bientôt l'âge d'aller à l'école...
Coureur un jour, coureur toujours mielou. Je t'imagine bien en V4 vaillant. Mais, rassure-toi, tu as le temps...
A bientôt,
L'Castor Junior

Par Krusti, le 2007-11-29 18:21:05

Adepte de la théorie de l'eternel recommencement je ne m'éloigne jamais beaucoup de mon Km 0. En effet ça ne servirait à rien au fond.
PS: Les anecdotes c'est bien mieux que les conseils...Oh oui... Amitiés.

Par kilo zéro point de départ, le 2007-11-29 20:01:33
Qu'elle était belle à t'écouter,
Sur ta voix son corps dansait
Dans ces dentelles virevoltait
L'effet d'un corps de balet.
Papa tu as pris la route sans dire adieu
Papa tu as laissé son corps, je t'en veux.

Ça fait mal de vivre sans toi
Elle a mal et tu ne t'imagines même pas
Comme ça fait mal de rire sans toi
Elle a mal et tu ne reviendras pas.

Qu'elle était belle à tes côtés
Dans son regard je voyais
Tu faisais d'elle un conte de fées
Sur toi elle se reposait.
Papa tu as pris la route sans dire adieu
Papa tu as laissé son corps, je t'en veux.

Ça fait mal de vivre sans toi
Elle a mal et tu ne t'imagines même pas
Comme ça fait mal de rire sans toi.
Son sourire appelle au secours
Il est sans amour.

Par kilo zéro point de départ, le 2007-11-29 20:54:28
Qu'elle était belle à t'écouter,
Sur ta voix son corps dansait
Dans ces dentelles virevoltait
L'effet d'un corps de balet.
Papa tu as pris la route sans dire adieu
Papa tu as laissé son corps, je t'en veux.

Ça fait mal de vivre sans toi
Elle a mal et tu ne t'imagines même pas
Comme ça fait mal de rire sans toi
Elle a mal et tu ne reviendras pas.

Qu'elle était belle à tes côtés
Dans son regard je voyais
Tu faisais d'elle un conte de fées
Sur toi elle se reposait.
Papa tu as pris la route sans dire adieu
Papa tu as laissé son corps, je t'en veux.

Ça fait mal de vivre sans toi
Elle a mal et tu ne t'imagines même pas
Comme ça fait mal de rire sans toi.
Son sourire appelle au secours
Il est sans amour.

Par Ku, le 2007-11-29 22:44:33
Salut Mièlou,
Cherche pas à nous voler la vedette, oh ! les anciens c'est nous los otros, non mais !!! tu es un jeune véteran, l'avenir t'appartient, tu es au sommet de ton art, les podiums te tendent les bras....

Par ku, le 2007-11-29 22:49:15
ah, je tiens à féliciter l'auteur de ce joli poéme qui raconte l'histoire d'un passé bien présent.

Par mielou, le 2007-11-29 23:58:29
le titre d'un film, je crois L'Castor
je t'imagine sur la diagonale des fous, c'est bien ça...
nouveau départ aussi Krusti, qui sait ?
je pense à ma fille quand j'entend les paroles de cette chanson...
je crois bien que ku a ressenti la même nostalgie.

Par Brinouille, le 2007-11-30 06:47:00
Moi aussi je les envie et je les aime ces V3, avec tous leurs paradoxes : leurs cheveux blanc et leur allure juvénile, l'aisance de leur foulée et leurs genoux qui rouillent un peu quand même pour monter sur le podium.

J'espère et j'ose croire qu'on y arrivera tous : )

Par Montaigne, le 2007-11-30 08:28:16
Brinouille, il y a des genoux un peu rouillés qui ne sont même jamais montés sur un podium.
Et pourtant, pour eux aussi, il y a eu dans leur vie quelques kilomètres-héros.

Par Delphine, le 2007-11-30 09:06:04
Coucou Mielou,

je savais que lire ton blog me ferait faire un flash back. A quelques années de distance on a commencé sur les mêmes terres ce kilomètre zéro.
Et aujourd'hui, même sensation, on n'a pas fini d'en bouffer des kilomètres...
Bonne continuation maitre Loup :o)

P.S. kilomètre zéro est en effet un film sur la guerre en Irak, de mémoire

Par angelo, le 2007-11-30 09:15:04
Continue mon cher Mielou à faire du populaire..
Tiens, je vais en tenter une ce samedi du côté de Conflans.
On va retrouver un bon esprit course&convivialité du côté des Berges..
See you soon

Par Chewb, le 2007-11-30 12:41:35
On a tous un passé qui a contribué à faire la personne qu'on est, mais la nostalgie du passé, c'est bien à partir du moment où ça ne nous gache pas le présent et le futur. A quand un post de Mielou sur ces projets, son futur...

Par l'AB, le 2007-11-30 14:37:54
Allons, allons Chewb, raconter son passé c'est forcément un projet d'avenir..., et le kilomètre zéro, d'où qu'on le regarde, un nouveau départ.
Le Miélou est un capeur trop subtil pour se laisser piéger par le temps.

Par mielou, le 2007-11-30 14:38:06
bonjour à vous
quand tu sais que certains V3 ont commencé en cadet, là, tu te dis, respect
moi aussi, je les aime ces anciens, brinouille
sourire, le podium c'est pour mémoire montaigne, rien que le 3 incite au chapeau bas.
bisou delphine, c'est vrai, toi aussi tu connais le km 0...
angelo de tous les coups, salut à toi et tu as bien raison d'aller te frotter à ce genre d'épreuve que l'on aime appeler confidentielle.
pour cette année deux perf en moins de 36' sur 10km ou une en moins de 37' pour faire un petit tour au championnat de france à langueux, sinon pourquoi pas revenir à un trail style les gendarmes ou plus si affinités, j'y pense chewb, j'y pense...

Par mielou, le 2007-11-30 14:42:41
sourire
qui te dis, mon cher AB, que je n'ai pas envie d'être piéger par le temps...

Par L'Castor Junior, le 2007-11-30 14:46:27
Merci Delphine et mielou.
J'étais resté à Allemagne, année zéro...

Par Chewb, le 2007-11-30 17:02:57
Oui, chaque jour est un nouveau départ et en 2008, nous donnerons le meilleur de nous-même en cap.

Par Magali cochonne, le 2007-12-01 22:59:09
je déprime, j'ai plus envie de rien ! help mielou !

Par parisi, le 2007-12-05 12:54:34
Ah ça doit étre chouette de courir avec son père .
Cela ne pouvait pas m'arriver car le mien , je ne l'ai pas connu ( accident mortel quand j'avais moins d'un an ) mais j'ai eu le plaisir de courir avec mon fils et c'est super aussi .

A+++ PARISI

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2007-11-25 17:11:42 : Remise en question - 1 photo - 17 réactions

A chaque fois, c’est la même rengaine…
Comment expliquer ma présence dans ce champ de labour, balayé par une pluie qui vous rend si humble face à l’hostilité.
Je ne suis pas un rustique, pourtant. Je suis plutôt routard dans l’âme.
L’herbe, c’est pas trop mon truc et la boue n’est pas le genre d’élément qui m’inspire, surtout quand je me sens limite comme ce matin.
Camp de frileuse, Beynes, il n’y a pas plus bucolique pour se faire les pointes.
Tous mes adversaires catégorie vétéran sont là.
Les deux favoris, d’abord, puis les jeunes loups de 68 et celui qui a l’habitude de finir derrière moi. Je suis promis à la 3ème place, c’est le papier qui le dit.
La belle affaire !
Le chemin qui doit m’emmener au podium ne me dit rien qui vaille. Un peu plus de 7 km bien gras et tortueux où il faut avec ses racines bien planquées pour te conduire sans pitié à la faute.
Pas le temps de s’apitoyer sur mon sort, il faut déjà s’extraire du peloton pour négocier le premier chemin qui serpente au bout du large champ de départ.
Les mêmes fous devants qui ne tiendront que le kilomètre puis les rustiques, les vrais, ceux que je vais me coltiner tout le long d’un parcours à effectuer 3 fois.
Au bout de 3km, les places semblent figer, comme mes pieds dans ce passage difficile ou le 4ème vétéran me passe sans un regard.
A cet instant, il me resterait bien les yeux pour pleurer sur ce foutu temps qui passe…
Alors, les poings serrés, tête basse, tout haletant, j’accélère comme si c’était l’arrivée et je repasse l’impudent. Il ne reste que 4km finalement !
L’ancien qui me poursuit n’est pas du genre à lâcher l’affaire et je vais devoir m’employer pour le ramener à la raison. A chaque fois que je le sens revenir, j’en remets une couche, une bonne petite accélération bien vive qui s’avère usante voir déstabilisante à force pour le poursuivant.
Clair que ça fait mal, mais le cross ce n’est pas une histoire de calcul et celui qui ne risque rien mangera sa médaille au chocolat.
On pourrait appeler cela de l’intox mais répété plusieurs fois il y a de quoi énerver.
Dernier kilo, il ne lâchera rien, moi non plus, dommage pour lui…
J’ai assez d’avance pour terminer sans sprinter. 6ème de la course, 3ème vétéran, que demande le peuple ?
J’ai souffert pour en arriver là, et alors ?
Certes, tout cela pour une minuscule médaille de bronze sur un petit cross de quartier peut prêter à sourire.
On pourra toujours dire que la logique a été respectée, que c’est les mêmes que l’on retrouve.
Une chose est sure, au kilomètre 3, j’aurai bien aimé vous y voir…

2007-11-19 14:56:11 : Fortunes de course – La petite sagittaire 2007 - 1 photo - 16 réactions

On a toujours pleins d’excuses pour justifier sa course
Le temps, le manque ou le trop
Et si c’était simplement, ce qu’on appelle la fatalité ?

Château des marmousets – 09h30
Au départ de cette très belle course nature organisée dans la forêt de notre dame sur un parcours plat empruntant de sympathiques chemins serpentant entre les arbres, je ne me pose pas trop de questions en prenant un départ ultra rapide pour me placer dans le top 10.
Je visse la manette sur zone rouge et me voilà parti à la poursuite des meilleurs comme au bon vieux temps des exploits vite oubliés.
A cet instant, je ressens ces sensations particulières qui vous mènent à la limite du possible.
Kilomètre 3, le VTT ouvreur nous emmène dans la verte, hors jeux.
La faute à pas de chance et pas la peine de crier sur le bénévole, il faut garder des forces pour relancer la bête.
Je reviens sur le bon itinéraire au milieu d’un peloton compact difficile à doubler sur ce chemin glissant et périlleux.
Les très forts s’extirpent rapidement du piège pour retrouver leur place perdue.
Moi, je pars à la faute en prenant le maximum de risques pour une improbable place.
Le pied qui se coince dans la partie glacée d’une flaque et c’est la chute sans beauté.
Bienvenue dans le monde sans concessions du cross.
Le top 10 disparait au loin, va falloir s’accrocher pour le top 20.
Un coureur m’aide à me relever, je lui dis de ne pas m’attendre, j’ai compte à régler avec le sort.
Kilomètre 8, je me retourne, le trou est fait et le petit jeune devant moi est à ma portée.
Je finis avec le sourire devant lui.
Combat d’hommes à hommes à la place, c’est ça que j’aime.
A l’arrivée, les aléas de la course ne sont plus qu’un souvenir anecdotique.
Je serais un peu plus courbaturé demain, une question d’age, sans doute…
Le résultat importe peu.
J’ai retrouvé le gout de l’effort rustique
Il est temps de décrocher la charrue…

Mielou, revanchard.

2007-11-10 14:34:56 : Le test mielou - 1 photo - 15 réactions

Mille et une façon de courir et moi, et moi, et moi… ?
Je ne sais même plus combien de tests, de programmes ou de conseils j’ai pu suivre avant d’en arriver là.
Pourtant, j’en ai enchainé des 10x1000, des 3x3000, des sorties longues à n’en plus finir,gravi des pyramides aux chiffres sophistiqués, j’ai même couru pieds nus, à jeun, matin midi et soir, prenant bien soin de faire attention à tout ce qui pouvait parasiter ma quête de VMA.
Oui, j’en ai fait des sacrifices, des concessions sur l’autel de la passion.
J’ai tout lu, écouté les conseils des bons et des moins bons, acheté les chaussures les plus légères, les cardio les plus performants, persuadé de faire le meilleur choix à chaque fois.
Cela a duré le temps qu’il faut…
Non pas pour comprendre, ni pour me justifier, juste pour savoir.
Dans chaque réaction, dans chaque post, je retrouve une part de cette innocence des premiers jours, des premières foulées pleines de convictions aux premiers doutes qui vous ronge le moral.
Et à chaque fois, cette renaissance qui vous pousse un peu plus loin dans la recherche de la perfection.
Je pourrais arguer de centaines d’épreuves courues, de milliers d’heures passées à l’entraînement, de millions de foulées qui m’ont amenés à me remettre à chaque instant en question, pour me prétendre touché par cette sagesse qui vous fait différent.
Il y a longtemps que Ma course à pied n’est plus un moyen de comparaison.
Ma vision évolue comme ce terrain de jeux qui se déroule, chaque jour, sous mes pas.
On pourrait parler d’une approche philosophique de la pratique de la course à pied et se dire « tiens, mielou aurait il trouvé la réponse ? »
Ce n’est pas mon sourire qui vous fera changer d’avis.
Il faudra pourtant, un jour, s’arrêter sur cette route.
Et là, il sera bien temps, quand je me retournerais pour voir le chemin accompli, de me poser les Vraies questions…

2007-11-06 10:45:11 : Ça sert à quoi un test ? - 1 photo - 26 réactions

En cet fin d’après midi pluvieuse d’octobre, après une part de quatre quart et un verre de lait, j’avais décidé de dégourdir mes jolies jambes au bois.
Chemin faisant, j’ai bifurqué vers le stade pour un improbable 3000m.
Quelques lignes droites plus tard, je m’élançais sans grande conviction dans ce 7 tours et demi.
Le résultat fut conforme à mes sensations : Mitigé.
Même si 10’48" ferait le bonheur de plus d’un coureur, il en restait la manière et surtout l’utilité.
En simplifiant j’aurai pu dire que ce test pouvait me donner une indication de travail, style des mille en 3’36" pour arriver à l’objectif de cette année, deux 10km en 36’ histoire d’être classé régional 2.
Mais extrapoler, en course à pied, c’est le plus sur moyen de se prendre les pieds dans le bitume.
Que ce soit sur 2000m ou 3000m, sur piste ou en nature, un test n’a de valeur que sur un plan structuré et un objectif ciblé.
Se la jouer à la mielou en se disant, "tiens ! Je ne savais pas quoi faire après mon gouter par ce temps bien craignos…un p’tit 3000 pour digérer ?" Est à proscrire pour celui qui cherche sérieux et efficacité.
Il ne sert en aucun cas à se comparer avec ses camarades de jeux ou à se dire je pourrais courir le marathon en tant de temps…
Au mieux, il peut vous rassurer sur votre état de forme du moment mais ne vous donnera jamais votre chrono à l’arrivée.
Certains vous diront le contraire, peut on leur en vouloir ?
Moi aussi, je connais quelqu’un qui, un jour, m’a fait mentir…
Quand je prendrais le départ de ma prochaine course, avec tout mon passé, mon potentiel et mes acquis, j’aurai cet avantage certain, de ne pas connaitre mon résultat à l’arrivée.
C’est sans doute pour cela que je n’ai jamais abandonné…
Mais ça, c’est déjà une autre histoire.

A la question du titre,
Je répondrais, à beaucoup de choses, pour celui qui sait relativiser…

2007-10-27 15:27:25 : Premiers cross - 1 photo - 18 réactions

mercredi 24 octobre 2007
08h00
quelque part du côté de Montluçon
Il fait un degré et j'ai vraiment froid !

Dans quelques minutes, le cross court s'élancera pour décerner son premier titre de champion de France Gendarmerie de la matinée.

Je souris en repensant à l'image de Louis de Funès et la fameuse saga des Gendarmes.
Et cette image encore ancrée du bon gars bien gras et rougeaud à moustache éructant sa morale.

Le gendarme adjoint Yoann Kowal, 20 ans, 08'36" au 3000m steeple, à d'autres soucis à régler sur le terrain.
Son adversaire du jour, le gendarme frédéric Bouvier, 01h03 au dernier 20km de Paris, ne semble pas vouloir lâcher l'affaire.
Yoann s'impose finalement en 12'50" sur ce cross pas si roulant de 4160m.
02'56" au mille, un autre monde pour moi mais quel spectacle !

Pas le temps de gamberger, c'est au tour des vétérans de se coltiner les 9160m concocté par l'organisation.
Je peux ranger mon sourire.
120 gars au départ et pas pour rire.
Un départ qui scotche d'entrée et tant pis si tu n'es pas dans le bon wagon.
L'âme du cross sera respectée, c'est le plus fort qui l'emportera.
Pendant que je me traine sur le circuit à la recherche des sensations perdues, je fais voler en éclat toutes les excuses bidons que je me trouverais à l'arrivée.
Terrible évidence
Ce n'est pas moi qui court moins vite, ce sont eux qui courent plus vite !
Le résultat est là, irréversible.
45ème en 34'30. 3'46" au mille et alors ?
Tu te la joues moins mielou sur ce coup là.
Le gendarme Jean luc Devroute, vainqueur en 29'50" pourra toujours prétexter sa fatigue du marathon de Dunkerque couru en 02h27 qui lui vaut la 3ème place au championnat de France catégorie vétéran.
Et moi, une jalousie mal cachée, à vivre sur d'hypothétiques acquis

Les filles se préparent
je suis déçu
ma favorite, julie Coulaud (31'58" sur 10km) n'est pas là
elle sera remplacée par une camarade de jeu, sonia Saidi (02'09" au 800m)
Une jeunette explosive qui mettra tout le monde d'accord à l'arrivée.

Pendant que les champions du cross long récitent leurs gammes,
ce sont les scolaires qui découvrent les joies de la terre et les forces nécessaires pour s'en arracher.
Cette jeunesse encore insouciante fait souffler un vent de nostalgie sur certains d'entre nous.

Le combat des chefs, aujourd'hui, opposera le gendarme adjoint hassan Hirt, 13'46" au 5000m à un monsieur de la course sur route, moulay-ali Ouadih, mon coup de cœur, au palmarès impressionnant. 01h06' au semi, cette année, le grand, et dire que dans deux ans il est vétéran...
Hassan l'emportera sans sprint devant ali. Du très haut niveau et la marque du respect entre eux.

Les derniers arrivants franchissent enfin la ligne, exténués, mais fiers d'avoir participé.
Rien à voir avec ces sportifs de haut niveau aux performances éloquentes.
Ils viennent de toutes les régions, représenter leurs corps et, surtout, l'amour de l'effort.
Je suis l'un des leurs...
J'entends déjà les allusions que l'on fait à ces gendarmes qui doivent avoir surement des tas de facilités pour s'entrainer au lieu d'être sur le terrain.
Le sourire revient.
Qui se risquerait à changer les mentalités ?

J'espère que je serais qualifié pour les championnats de France militaire au Mans en février.
Histoire d'en horripiler quelques uns
et, pourquoi pas, rappeler à ceux de devants que je suis encore là...

Les cars nous ramènent déjà sur Montluçon.
On rentrera tard ce soir.
Et demain, à l'aube, nous seront tous à nos postes.
Les jambes dures et des souvenirs pleins les yeux.
A faire pâlir plus d'un aigri...





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