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2008-03-09 13:26:43 : Les biches et les corbeaux

mercredi 05 mars 2008, 09h, quelque part entre la Bresse et le lac des corbeaux
Les traces humaines ont disparu et je suis seul face à la pente enneigée. Rien que moi et la nature comme adversaire
C’est tombé toute la nuit et personne ne s'est encore aventuré sur ce chemin. Même pas froid, même pas peur, je cours, attiré par le haut
Je vois le virage abrupte se dessiner entre les sapins et j'entends la cascade dévaler entre les pierres.
Un bruit, un craquement et deux biches surgissent à quelques mètres. En trois bonds elles ont traversé, marquant leur passage d’une griffe infime
Quelques secondes d’éternité pour des yeux égoïstes, que demander de plus ?
Disparues dans un souffle, et cette cote qui m’oblige à faire corps avec elle
Le lac n’est plus loin et la progression de plus en plus difficile, qu’importe…
Je ne suis pas le premier, ce matin, à ouvrir la voie, les marques animales sont sans appel et cela me rassure
Je m’arrête un instant, les mains sur les hanches, me surprend à regarder la beauté du paysage et pour bien me faire mentir, je fais demi tour dans un haussement d’épaules
La route redescend déjà vers les premiers chalets, et ses traces de civilisations. La descente risque d’être périlleuse, glissante, dangereuse…la vraie vie, quoi
Mais çà, je le savais depuis longtemps que les moments magiques ce n’est pas pour les réalistes
En bas, dans la vallée, bien au chaud dans ses certitudes, m’attend la civilisation et il ne m’en faut pas plus pour relativiser…

Les réactions

Par , le 2008-03-09 13:31:54
les corps beaux ?

Par Krusti, le 2008-03-09 13:48:09

Ne rien demander de plus.
Ne rien demander d'ailleurs.
@mitiés, Krusti.

Par l'AB, le 2008-03-09 17:23:54
D'ailleurs tu écris "moi et la nature" et non "la nature et moi". Signe des temps, temps d'une cité...
Dis-moi l'alchimiste la couleur mercure domine dans ton récit, l'âge d'or c'est avant ou après ?

Par l'ABit, le 2008-03-09 20:21:17
Bonne remarque l'AB , suite a une bonne éducation de ses parents le "je" et le "moi" passe toujours aprés , trop de gens actuellement se mettent à l'avant de tout ! et la nature est tellement plus importante que le "moi" !

Par mielou, le 2008-03-09 20:52:07
bonsoir à vous chers curieux
et je l'ai même mis en adversaire, cette nature, c'est dire que je suis d'une insolence
mon ami Krusti m'a parlé de Criticisme et j'ai trouvé ce mot joli
je sais que l'Abit ne fera jamais le moine mais je lis toujours jusqu'à la fin pour mieux relativiser mon égo, somme toute logique sur un blog puisque considéré comme un carnet extime

Par Jeanne Moreau, le 2008-03-10 10:52:08
....De mes amours mes humeurs mes tendresses
De mes retours mes fureurs mes faiblesses
Parlez-moi de moi
Parfois avec rudesse
Mais parlez-moi, parlez-moi de moi....

Par Ringo, le 2008-03-10 11:09:19
"si tu reviens, j'annule tout !"

Par Une admiratrice, le 2008-03-10 11:27:57
Un blog c'est fait pour parler de soi..
Qu'est ce qui vous dérange tant que ça ?

Par antikeuf, le 2008-03-10 12:11:40
c'es un keuf rien que pour ca

Par anaid, le 2008-03-10 12:37:07
comme toi, il m'arrive de surprendre des biches !et je reste béate!

Par Le Cri de la Carotte, le 2008-03-10 12:45:23
La nature in-vivo toujours mieux qu'en boîte, en cage ou sous vide.

Par Montaigne, le 2008-03-10 13:29:36
Les biches et les corbeaux, sieur Jean aurait aimé poétiser sur ce thème.
De nos jours, ce sera plus prosaïquement : le forum et les trolls.

Par Baghera, le 2008-03-10 13:31:11
suis dans la vallée, bien au chaud dans quelques doutes, je relativise 'l'humain' et les 'animaux'! le singulier de l'un et le pluriel des autres, souvent mieux que l'inverse...

Par mielou, le 2008-03-10 15:19:48
...Parlez-moi de moi
Y'a que ça qui m'intéresse
Parlez-moi de moi
Y'a que ça qui me donne de l'émoi
Et plus vous pleurerez sur mes détresses
Plus voyez vous ça nous mettra en joie...
Guy Béart et Jeanne Moreau - 1980

pour Sheila et Ringo, désolé, je n'y peux rien
pour l'admiratrice et le fan, non plus ! mais le dire, c'est déjà ça

même si je préfère les chemins nature d'anaid et du cri, je ne peux rester insensible à la réalité d'un montaigne ou d'une panthère

c'est vrai...que demander de plus...

Par mielou, le 2008-03-10 16:00:02
bonjour l'observateur
l'agressivité est parfois nécessaire pour faire réagir, puis sur un blog tu est ton seul modérateur
banalisation, lassitude, autres cibles...beaucoup de facteurs en fait
je précise, quand même, que c'est parce qu'il y a ce risque que je reste ici
une vie trop lisse ou tout le monde vous aime ne serait pas intéressante
quelques griffures, même si elles ne font pas plaisir, remettent en question
et c'est pas plus mal...

Par Poopa, le 2008-03-10 18:17:19
Et le corps beau en photo...ah ah ! encore quelqu'acté manqué ou lapsus fotofocus révélateur d'un narcissisme latent...

Par gérardM, le 2008-03-10 21:13:55
Salut miélou
pas beau le corbeau, noir sur fond blanc, on ne vout que lui.
j'aurai préféré une belle biche
gm

Par Pas Beau !??, le 2008-03-10 21:23:47
Il est superbe !
Les corbeaux sont les vrais princes de nos forêts avec leur longévité, leur société organisée qui comprend aussi des exclus, les chatiments, des ermites volontaires. N'interpretez pas leur noirceur de travers, faites un pas de plus.

Par , le 2008-03-10 21:24:53
Sans oublier de les respecter, autrement gare à vous. Les corbeaux ont la mémoire longue.

Par Mika B, le 2008-03-10 21:28:22
Un Corps beau! Pas si beau.....
On dirait le Con corde qui aimerait
redécoller sans aile et sans espoir, ne s

Par Mika B, le 2008-03-10 21:33:40
Pourquoi? m'a t-on coupé.....
Ah! d'accord, c'est moi qui est fait une connerie....

...ne sachant ou se poser.....
Autant rester enneigé...au moins le tableau est beau....

Mes amitiés cher Miélou.........Mika

Par gérardM, le 2008-03-10 22:04:44
Peut être,
mais c'est un corbeau.
gm

Par Brinouille, le 2008-03-11 07:49:13
ouù étais tu donc pour saisir ce moment ou l'homme redevient tout simplement un être vivant parmi d'autres ?
Il est magnifique ce corbeau j'adooor les corbeaux : )

Par GGBI, le 2008-03-11 10:06:57
Salut mielou,

courir dans la neige quels moment de solitude merveilleux.

Par gérardM, le 2008-03-11 10:28:40
C'est un oiseau de mauvais augure
un drôle d'oiseau, un zozo quoi.
GM

Par gérardM, le 2008-03-12 09:46:39
il est vrai que courir dans la neige représente un super moment de vie, je ne manque aucune occasion de le faire lorsque je suis en vacances à la montagne, l'hiver.
la nature est magnifique, on peut apprécier l'harmonie, c'est majestueux, on oublie un instant, le vacarme du quotidien, et cela fait le plus grand bien, pourquoi se priver de tels instants de pur bonheur.
GM

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2008-02-26 12:01:52 : je suis le plus beau, je suis le plus fort - 1 photo - 27 réactions

j'étais le plus beau, j'étais le plus fort avant de vous rencontrer au détour d'un chemin
j'étais pourtant bien dans mon monde, avec mon pote ego et ma cour jamais avare de compliments
quelle idée de me faire remarquer que ce n'est pas la couleur de mes baskets qui font l'athlète
vexé, je suis parti sans vous serrer la main
j'ai commencé à me poser les mauvaises questions, à faire les erreurs que l'on appellent humaines quand ça arrange
et c'est arrivé...
une chute de trop, la blessure et mon fan club qui me trompe pour d'autres héros
je vous ai maudit, c'est sûr
je suis devenu moche, je suis devenu faible et cette route qui n'en finit plus

c'est dingue comme on pourrait pleurer sur son sort, se donner la leçon pour faire style plus intelligent
on peut aussi regarder dans l'assiette du voisin, à crier au loup, une poutre dans les deux yeux
moraliste à deux euros, je connais, j'en suis un

il n'y a jamais de rapport avec la course à pied quand on ne veut pas en voir
comme ce gars que j'ai croisé dans cette côte avec ce sourire en coin parce que je descendais la difficulté...
peut être s'est il posé la question, que pour en arriver là, il a bien fallu la gravir
peut être pas....qu'importe
un regard peut changer une vie, comme une poignée de main...c'est sans doute le donneur de leçon qui vous le dit

je ne suis plus le plus beau, je ne suis plus le plus fort
et tant pis si je ne parle pas de course à pied

chaque matin que le destin me laisse, j'enfile mes runnings et je pars écouter battre mon cœur, la bas, dans les chemins incertains, loin de la folie humaine...

2008-02-21 09:52:06 : Le coureur nu - 3 photos - 34 réactions

C’était juste un coureur à pied, ni trop vieux, ni trop jeune
Sans bling bling, sans chichi, il traçait des chemins où les questions ne se posaient même plus
Pas de numéros sur la poitrine, pas de secondes à perdre ni à gagner
Il courait, nu, sans se soucier de ces regards qui provoquent les haines
Si je l’avais croisé, je l’aurais peut être suivi du regard, le temps d’y penser
Faiblesse, lâcheté, des réponses, j’en avais des tonnes
Sur ma ligne, noyé dans la zone de départ, je vérifie une dernière fois mes lacets
Tiré à 4 épingles, le doigt sur la montre, j’attends le feu libérateur
Engoncé dans mes certitudes, je n’ai pas vraiment envie d’en savoir plus
« L’homme est un loup pour l’homme »
et si la morale consistait à vivre selon notre bon plaisir ?...

2008-02-07 17:10:29 : L’autre monde… - 7 photos - 8 réactions

Après une élimination sans gloire aux régionaux, je n’en avais pas fini avec mes pointes
Il me restait cette épreuve tant attendue mais si redoutée, le championnat de France militaire de cross sur le parcours mythique du ouest France au mans
Dans les derniers qualifiés, je m’attendais à ce combat de fin de peloton où un VTT sournois rappelait aux spectateurs qu’il n’y avait pas qu’un premier.
Les vétérans étaient du matin, ça tombait bien, moi aussi
150 pour un départ de ouf comme les puristes aiment, un rapide coup dans le rétroviseur me laisse imaginer une course relativement sereine, d’ailleurs, au bout de 3km, les écarts sont déjà conséquents. Je ne sais pas ma place à ce moment, on ne compte plus après 50…
Le parcours est superbe, technique, autant se faire plaisir, je pars à l’attaque de trois, quatre coureurs disséminés dans le bois. J’attaque, j’accélère, j’esbroufe, je suis dans ma bulle, celle de ceux qui luttent pour un rien, c’est ce qu’il me fallait pour retrouver les sensations
Juste une dernière boucle ou j’irais chercher un à un les isolés devant moi. Un final au sprint pour une place d’honneur disputée à un pote. Pas de quoi provoquer des ola juste des sourires que certains ne comprendront jamais. 85ème, anonyme et fier de l’être juste pour dire, j’y étais
Fabien Manzanares, 44 ans, (3’59 au 1500m en 2007) l’emporte devant le jeune jean luc Devroute, 40 ans, (02h27 au marathon de dunkerque 2007), dommage d’avoir raté le final
Le temps de prendre une douche, deux leffe pression et un bon repas et me voilà reparti assister à la course des as, un autre monde.
Les gars et les filles qui s’arrachent devant mes yeux ébahis sont des stars qui dévorent le parcours en laissant dans leurs sillages cette impression étrange de facilité et pourtant...
Alors que les concurrents en finissent, j’attends un camarade invité de dernière minute sur le long qui découvrait ce fameux haut niveau. Il a le masque mais il sait, maintenant…

J’ai un beau survet FGMI qui pourrait faire croire, mais non. Je connais ma place, celle de ces coureurs anonymes qui se battent à leur niveau pour ces secondes que l’on estime précieuses. J’en discutais encore avec Ali Ouadih, un Monsieur de la course sur route, en revenant ce matin du Mans
Ce n’est pas parce que je fais la bise à julie, élodie ou samira que j’ai oublié d’où je viens
Côtoyer l’élite ne reste qu’un instant futile, un souffle sur une joue et puis s’en va…
Appelez cela comme vous voulez, il me restera que quelques photos, des regards échangés et surtout pas cette arrogance et cette suffisance que quelques aigris aimeraient tant se gausser

Cross court hommes. 1. A. Kiprotich (1er RE), les 4 733 m en 13'52 ; 2. Y. Mandour (1er RE), 13'53 ; 3. M. Yemmouni (93 Ram), 13'57 ; 4. H. Hirt (FGMI), 14'02 ; 5. T. Guilbault (BA 110), 14'05
Cross long femmes. 1. J. Coulaud (FGMI), les 4 733 m en 16'08 ; 2. E. Olivares (40 RT), 16'19 ; 3. S. Mezeghrane (402 RA), 16'20 ; 4. C. Oliveras (40 RT), 16'24 ; 5. H. Fharoun (93 Ram), 16'54
Cross long hommes. 1. A. Lahlali (48RT), les 9 553 m en 28'11 ; 2. M. Marda (1er RE), 28'12 ; 3. S. Munyutu (40 RA), 28'20 ; 4. R. Lindongo (1er RE), 28'23 ; 5. J. Theuri (7BCA), 28'28.

2008-02-03 17:43:09 : Abandons - 1 photo - 24 réactions

Une course de plus, une médaille souvenir à accrocher
Elle était bien sympa cette course populaire dans ce bois près de chez moi
Un verre de vin, même plus chaud, à la main, je rejoins déjà ma petite conscience qui commence à refroidir au milieu d’un parking
J’en ai renversé un peu partout de ce liquide rougeâtre comme si j’avais croisé des milliers de coureurs et qu’on s’étaient embrassés à pleine bouche en se montrant nos montres et des chiffres sensés changer notre vie
J’ai bien vu cette horde de maillots oranges déferler au départ mais que pouvais je y faire ?
Je me suis contenté de suivre le chemin de la facilité qui se résume dans un bon départ et des temps de passage au kilomètre 3 et 5 conséquent pour finir en runnings libres et avec ce sourire qui horripile le bien pensant
Et tout cela avec les encouragements de forumeurs avisés, que du bonheur dans ce monde que l’on voudrait si facilement décrier
Mais moi, je m’en moque, j’embrasse, je serre, je frôle
La course était terminée mais pas pour tout le monde
Incrusté à une barrière un pape à bonnet guette les arrivées, j’en profite pour le toucher, d’une foulée bondissante, il rattrape une victime désignée
Elle ose à peine lever ses yeux si bleus, ses griffes sont rétractées et elle crache son malheur
Abandon ! Quel drôle de mot…
Il y a des jours comme ça ou on se mire dans le miroir du chrono sans se soucier des tragédies de nos congénères
Ce sentiment qui vous rend plus léger ou plus lourd quand la seconde devient mieux ou de trop, je l’ai connu…L’abandon, pas encore.
Dans le dernier virage, je croise cette tribu que l’on ose nommer sous peine de s’attirer les foudres de ceux qui ne savent pas
Un geste, une accolade, un regard qui n’en dira jamais assez long
Quelques secondes pour quelques mots et je repars déjà
Combien d’abandons, de petites traces, laissons nous, derrière nous, sans nous en rendre compte…
Ma fille, mon autre monde, m’attend au bout de la rue
Non, je n’ai pas encore gagné, oui, je ne sens pas très bon et, promis, je penserais à me raser la prochaine fois
Il fait beau, un peu froid, et elle est là…et cela suffit à mon bonheur…

2008-01-31 14:39:46 : Un coureur peut en cacher un autre... - 1 photo - 19 réactions

Il est toujours plus facile de raconter la course après
dimanche, dans ce bois aux allures parisiennes, un autre défi m'attend, mais pas celui que l'on imagine
le départ sera difficile, tendu, je grommèlerais un peu dans la bousculade évidente d'une course populaire
le premier kilo risque d'arriver vite, si je suis bien placé, bien au contraire, il faudra attendre le troisième pour commencer à calculer et trouver le rythme qui m'emmènera au cinquième avec cette marge pour finir dans l'objectif...ouais, bien des théories, bien des scénarios que l'on peut lancer à l'envi, du moment que c'est sur son blog
et tout ça pour quoi ?
a chacun son monde, à chacun son combat
dimanche, dans les allées, des forumeurs vont se croiser, se toucher ou s'ignorer et je serais parmi eux
quelques uns me connaissent furtivement à travers quelques mots échangés
on comparera nos "faces de goules" (expression que je trouve amusante), en se disant que la tête ne va pas avec les mots, on existera le temps d'une foulée partagée, à échanger nos banalités de coureurs anonymes
on se trouvera beau, moins beau, voir carrément con et alors ?
je ne suis pas là pour vivre toute une vie avec vous
on le sait bien même s'il faut toujours ce petit éclat de séduction pour laisser croire...
non, je ne vous clamerais pas de vers ou de phrases savantes pour épater, je n'ai pas le profil
par pudeur, par timidité ou par méfiance on se jaugera du regard sans pour autant s'éviter
il n'y a pas à se justifier ou se comparer
tribus, clans et leurs éternels clochers, il n'y a que les intellectuels* pour s'y nourrir
je ne serais pas là pour savoir si on m'aime plus qu'un autre
dans mon short, il n'y aura que moi devant cette ligne de départ et si je dois scruter l'horizon avec cet air détaché qui fait révulser mes contradicteurs, c'est avec un plaisir non dissimulé que je le ferais
"sans arme, ni haine, ni violence..." simplement dans mes runnings et ce sourire en coin...


*certes, je n'appartiens pas à une profession intellectuelle, mais je pourrais me retrouver dans ces personnes "avant tout soucieuses de défendre des causes justes, fût-ce à leurs risques et périls..."

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