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2010-06-10 10:52:38 : Peines et gloires d'un coureur anonyme

Les yeux fermés, dossard 1654 à la poursuite d'un rêve.
02h24'31 à l'arrivée, de quoi relativiser plus d'un égo, mais qui es tu vraiment Patrick ?
32ème de l'épreuve masculine, 4ème français et 3ème vétéran 1, de quoi relativiser nos exploits de quartier et pourtant, tu trouveras toujours quelqu'un à redire, c'est ainsi...
Dans le confort feutré d'un cercle acquis, nous n'entendons que les applaudissements à notre gloire de coureur et préférons parler de notre "life" à nous, loin de la véritable réalité du terrain.
Châteaulin aurait pu être un joli port de pêche, dans ce Finistère perdu au bout du monde. On y entre dans la légende comme on en ressort, dans un souffle.
Sur une piste en terre détrempée, balayée par les vents perfides, sous l'œil avisé du légendaire coach Jo, tu tournes et tu as mal. Pour un résultat que les bien pensants trouveront futile, tu ne lâches rien et tu vas jusqu'au bout de cette terrible séance.
Combien de fois je t'ai envié, noyé dans ton ombre, me contentant d'éclat éphémère. De ma vie, jamais je n'atteindrais ton niveau. J'ai beau faire le joli parleur qui semble savoir, je reste assis là, à te regarder évoluer dans cette bulle sans pitié.
Tu n'es pas un causant, et alors, pourquoi le serais tu ? ton ombrage est une force et ta réponse est sur les chemins.
Profil bas messieurs, car, qui peut se vanter ici, hormis gérard M., d'avoir toucher l'inaccessible.
Ce post est dédié à mon ami Patrick Brélivet, un homme qu'on aime rustique et qui, loin des préjugés et des qu'en-dira-t'on, le long de cet aulne mystérieuse, dans le brouillard, mouillé comme un chien, continue d'avancer sans se soucier de savoir s'il fera beau demain.

Les réactions

Par camping, le 2010-06-10 11:27:21
"Alors, on n'attend pas Patrick ?"

Par Vieil hareng saur, le 2010-06-10 11:30:14
Saurer : Faire sécher un aliment à la fumée pour en assurer la conservation.
Exemple : « Pourquoi le saurais tu ? » in Mielou, Œuvres complètes, Tome 3, p 253

Par M Capello, le 2010-06-10 11:30:49
c'est quand l'enterrement?
sinon on dit serais-tu et pas saurais-tu

Par ?, le 2010-06-10 11:31:21
rien compris!

Par mieloup, le 2010-06-10 11:39:01
faute corrigée, bande de péroreurs...

Par kratochvilova, le 2010-06-10 11:53:05
't1 il est plus beau que moi !

Par gavroche, le 2010-06-10 14:35:37
si y a besoin je peux entraîner la demoiselle sur la photo

Par Anne Onime, le 2010-06-10 15:52:31
On parle de moi?

Par ricoulélé, le 2010-06-10 19:20:22
p'tain on fait tous la même tête!
je serai sur FB j'aurai mis un "j'aime"

Par david91, le 2010-06-15 21:52:48
En tant que Finistérien, quand je lis Chateaulin j'ai déjà la larme à l'oeil. Si Chateaulin est devenu un port de pêche c'est que le réchauffement climatique est en avance. C'est plus un port de plaisance ?

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Les 5 billets précédents

2010-03-29 16:09:05 : Courir utile - 1 photo - 13 réactions

Au départ, il y a ce sédentaire, planté devant son écran d'ordi, à pérorer sur le monde, puis, il y a cette réflexion, perfide, venue de derrière, sur son physique pas si avenant...
Il y a toujours un début et on se moque bien de savoir le facteur déclenchant, aujourd'hui, il faut apprendre à courir utile si on veut trouver sa place sur l'échiquier.
Tortues, lièvres, le concept reste un concept, l'idéal serait d'évoluer dans le fameux cercle sans heurter les sensibilités.
Mais voilà, il y aura un toujours un plus gros ou un plus maigre pour donner sa meilleure façon de marcher...
Il suffirait, pourtant, d'écouter simplement son corps, ses besoins et tout de suite les lignes se mettraient à danser différemment.
Vous pouvez lire du mieloup aussi, (par défaut, il va de soi), boire des bières ou du coca zéro, manger des fraises tagada à s'en rougir la bouille, des chamallow, honteusement piqués à une petite conscience, et même des gâteaux qui font courir plus vite. Une seconde de plus, une seconde de moins, promis, je ferais mieux la prochaine fois.
Dossard accroché sur la poitrine, le vent dans la gueule, au milieu du peloton, je suis vivant et j'emmerde rasmu* car j'adore ces futilités qui donne à notre vie cette autre perspective...

*pour les néophites rasmu est aussi un concept d'intelligence supérieure que j'affectionne par compassion malgré son trollisme aigu à tendance obsessionnelle

PS: la photo rappellera des souvenirs aux plus anciens...

2010-03-16 14:31:57 : Et toi, à quel niveau cours-tu ? - 1 photo - 9 réactions

Si l'excellentissime Stéphane nous demande pourquoi nous courons, on peut légitimement se poser cette question existentielle - Oui, mais à quel niveau ?
Au lieu de la jouer philo entre le bon ou le bon et se lancer dans l'éternel débat du lièvre et de la tortue, il suffit de consulter les bases FFA pour se faire ramener direct à la dure réalité.
En prenant comme base le 10km, nous apprenons que pour être classé NATIONAL chez les hommes il faut émarger en moins de 31'15, pour faire partie du club INTER REGIONAL un moins de 34'15 suffira quand à la majorité des autres champions de quartier, moins de 38'45 vous classe en REGIONAL et moins de 50' niveau DEPARTEMENTAL,,,de quoi se situer dans une certaine norme
N'oublions pas les Femmes qui, respectivement peuvent espérer avec un bon chrono
le niveau NATIONAL en moins de 37', l'INTER en moins de 41', le REGIONAL en moins de 47' et en dessous de l'heure un niveau DEPARTEMENTAL qui ne se refuse pas, évidemment.

Vous retrouverez dans ce lien tous les barèmes FFA par catégorie
Utile pour ceux et celles qui veulent vraiment savoir.

http://www.athle.com/asp.net/main.html/html.aspx?htmlid=62

2010-03-11 15:09:27 : Trop de coureurs tuent le coureur - 1 photo - 19 réactions

Critique ou simple réflexion, quelle importance ?
Faire gambader plus de 20000 coureurs sur une route ne sera jamais une mince affaire, sauf pour le bien pensant qui sait ce qui est forcément bon pour notre petit monde. Mais n'est pas médisant qui veut, même le troll le plus confirmé.
15 ans en arrière, courir un semi en deux heures faisait briller la compassion dans les yeux des initiés, aujourd'hui, rien de plus élémentaire pour faire partie de la norme.
L'état d'esprit "tortue" à contribué à la perte d'identité du coureur compétiteur qui se retrouve même au banc de l'accusé quand celui ci ose demander un dossard préférentiel. Pourtant cette génération "qui ne courait pas vite" partait d'une belle initiative, ouvrir l'espace sans contrainte de poids ou d'age, un véritable melting pot ou tout le monde serait "amis" malgré les innombrables différences. Une véritable aubaine pour les marchands du temple qui en avaient marre des haricots mangeurs de salades et buveurs d'eau. Enfin un vrai produit de consommation bien rémunérateur que l'on retourne à coup de démagogie bien placée.
business is business...on va pas refaire notre société.
Chacun est libre de ses choix, comme de vouloir accrocher son dossard ou bon lui semble, c'est ainsi. S'engager sur une grande classique est devenue monnaie courante, qu'importe l'état, il faut la preuve. Après, c'est une question d'appréciation.
Il est sans doute préférable que la course à pied s'ouvre à la consommation de masse que de vouloir vivre en comité qui se voudrait élitiste mais vous savez bien que ce n'est jamais bon de tenter de donner son avis sous peine d'égo.
Le MDP se profile déjà, il y a l'option Rotterdam pour les accrocs du chrono, puis il y a ses petites coursinettes de quartier ou même le temps n'est pas officiel
La 3ème option a le mérite de ne pas avoir à se justifier à l'avance, ce qui est assez rare pour le mettre en lien

http://www.lamaisonnaise.com/

PS: C'est vrai que marchand du temple n'est pas un métier facile...

2010-02-09 09:10:12 : La réalité d'un temps - 1 photo - 29 réactions

S'il n'y avait que les moins de vingt ans qui ne pouvaient pas connaitre...
J'ai toujours été amusé par l'importance que l'on accorde au temps officiel et au temps réel.
Il faut avoir un certain charisme pour oser prendre le départ sur la ligne et j'avoue, ce n'est pas donné à tout le monde.
Le 10 bornes de Vincennes est un exemple. Près de 4000 coureurs et la même problématique. Comment faire pour que ce flot de runners s'écoulent sans trop de difficultés dans les rues du bois légendaire.
Bien évidemment, il y a les fameux sas et leurs dossards préférentiels que l'on justifie à coups de chronos officieux pour avoir cette chance infime de ne pas être gêné par la vague populaire. Comme tout loup qui se respecte, j'ai indiqué le meilleur score sur ce parcours et bénéficié du bon numéro, après c'est une question d'éthique. Non, je ne valais pas ce chrono mais personnellement, je ne pense pas avoir trompé l'âme de la course. Quand à ceux de l'arrière qui pourront toujours prétendre, je compatis mais je n'en pense pas moins. La course reste un combat et les secondes qu'on se dispute un simple jeu d'égo dans notre quête futile.

2010-01-17 17:51:29 : Solution de facilité - 1 photo - 16 réactions

Dans le meilleur des dimanches matins, on aurait pu envisager la bonne grasse mat', planqué sous la méga couette.
Mais voilà, faudra encore se trouver une violente excuse pour aller se salir les mollets sur ces maudits chemins de terre.
Pas obligé de comprendre, ni te justifier, mon pote, prends tes pointes, ton sac et va accrocher ton dossard sur ce maillot que tu as choisis.
Les tentes sont déjà dressées et les couleurs s'agitent autour, et toi, tu cherches le regard ami qui t'accompagnera pour ce dernier échauffement, cette dernière reco avant l'affrontement.
Le choix est simple, soit tu optes pour le flottant, débardeur sans chaussettes mais avec du 15, soit tu rejoins la horde des mecs faciles en collants et manches longues qu'un 9 ne traumatisera pas.
Le départ, comme d'hab', un bon coup de flingue et la meute se lâche à l'envi.
journée ordinaire d'un cross départemental qui ne mange jamais de pains mais de bonnes galettes
Le parcours aura beau être bucolique, les côtes, les pierres, les bosses, la boue, les descentes, ils auront tout fait pour nous rappeler à la réalité.
On ne s'improvise pas cross-man, on le devient par la force des choses.
Oui, perso, j'ai joué la solution de facilité, sans jamais prendre le risque de trop, ces départs assassins, ces descentes à l'arrache, ces buttes en bourrin, j'ai fait le métier sans jamais m'affoler, me contentant de finir au mieux pour l'esprit.
Mais ça, c'est déjà une autre histoire que seuls les initiés pourront comprendre...

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